Note pour la période des questions : La Tuberculose
About
- Numéro de référence :
- MH-2022-QP-0114
- Date fournie :
- 14 déc. 2022
- Organisation :
- Santé Canada
- Nom du ministre :
- Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Santé
Enjeu ou question :
N/A
Réponse suggérée :
• La tuberculose est une maladie infectieuse évitable et traitable; pourtant, elle demeure un important défi de santé publique. Bien que le Canada soit un pays à faible incidence de tuberculose, certaines populations sont touchées de façon disproportionnée, notamment les personnes nées à l’étranger dans des pays à forte incidence et les Canadiens autochtones.
• Notre gouvernement reconnaît les répercussions de la tuberculose sur les personnes et les familles.
• Nous travaillons avec nos partenaires provinciaux, territoriaux et autochtones pour prendre des mesures pour réduire les taux de tuberculose au Canada en particulier parmi les populations vulnérables. Nous désirons améliorer l’accès à la prévention, au traitement et aux soins pour les populations des communautés les plus susceptibles à la maladie.
• Notre approche est axée sur la suppression des obstacles tels que la stigmatisation par la sensibilisation et l’éducation, et assurer que la prestation de services et de traitements culturellement appropriés.
• Nous sommes engagés à travailler avec d’autres pays afin de mettre fin à l'épidémie mondiale de tuberculose, comme l'ont établi les Nations Unies.
Contexte :
Rôle du gouvernement fédéral
La tuberculose est une maladie d’inégalité sociale. Pour y faire face, il faut une action multisectorielle de la part des gouvernements, de l’industrie et de la société civile. Les priorités du gouvernement du Canada axées sur la réconciliation avec les peuples autochtones, la sécurité alimentaire, le logement, la réduction de la pauvreté et la création d’emplois contribuent à stimuler les efforts de santé publique au niveau local.
Les provinces et les territoires sont principalement responsables de la prestation des soins de santé aux résidents admissibles en vertu des régimes d’assurance-maladie provinciaux et territoriaux. Ainsi, les éléments essentiels d’un programme efficace de prévention et de contrôle de la tuberculose, y compris la recherche des contacts, la gestion des éclosions, la surveillance et l’évaluation, sont habituellement coordonnés et exécutés par les provinces et les territoires.
L’ASPC appuie la prévention et le contrôle de la tuberculose par la surveillance nationale, le soutien épidémiologique, le déploiement des ressources du Système de la réserve nationale d’urgence et les services de diagnostic et de référence pour soutenir la détection et l’identification de la tuberculose.
Comité de partenariat entre les Inuits et l’État – Vers l’élimination de la tuberculose dans l’Inuit Nunangat :
En mars 2018, le gouvernement du Canada et l’Inuit Tapiriit Kanatami ont annoncé leur engagement à collaborer en vue d’éliminer la tuberculose dans l’Inuit Nunangat d’ici 2030 et de réduire la tuberculose active d’au moins 50 % d’ici 2025. Le budget de 2018 prévoyait 27,5 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer ce travail.
La publication du cadre pour l’élimination de la tuberculose chez les Inuits en décembre 2018 a marqué une étape importante dans l’élimination de la tuberculose dans l’Inuit Nunangat et aide à façonner les plans d’action dans chacune des quatre régions inuites. Alors que les Inuits continuent sur la voie de l’autodétermination, les soins fondés sur les distinctions et adaptés à la culture sont essentiels à la prestation des services de lutte contre la tuberculose.
Renseignements supplémentaires :
• En 2020, le taux de tuberculose active pour 100 000 habitants au Canada était :
o 4,7 (5,1 pour les hommes et 4,2 pour les femmes)
o Chez les populations autochtones, les taux étaient :
13,6 chez les Premières Nations, 2,8 chez les Métis, et 72,2 chez les Inuits
o Le taux de tuberculose active chez les personnes nées à l’extérieur du Canada était de 14,3 pour 100 000 habitants
• Les taux élevés de tuberculose parmi les populations autochtones sont associés à des déterminants sociaux de la santé, comme la pauvreté, l’insécurité alimentaire, les mauvaises conditions de logement (en particulier le surpeuplement et la ventilation inadéquate) et des taux plus élevés d’autres problèmes de santé (par exemple, le diabète).