Note pour la période des questions : Vaccination - Général

About

Numéro de référence :
MH-2022-QP-0115
Date fournie :
14 déc. 2022
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

N/A

Réponse suggérée :

• Les programmes d’immunisation de routine demeurent l’une des mesures les plus efficaces pour protéger les Canadiens contre les maladies évitables par la vaccination (MEV), comme la rougeole, les oreillons et le tétanos. De nombreuses maladies infectieuses qui étaient autrefois une cause importante de morbidité et de mortalité au Canada peuvent maintenant être évitées par la vaccination. Toutefois, les MEV demeurent une préoccupation pour la santé publique au Canada, d’où la nécessité d’atteindre les couvertures vaccinales les plus élevées possibles
• Alors que le Canada et le monde entier reprennent une activité socio-économique plus large après la phase aiguë de la pandémie de COVID-19, le risque de MEV augmente. Il sera important de surveiller l'adoption des vaccinations infantiles de routine et de s’assurer que les Canadiens de tous âges sont au courant de leur statut vaccinal pour les vaccins de routine seront un moyen important de minimiser les éclosions et de prévenir la propagation de MEV.
• Les programmes de vaccination systématique préviennent les maladies, sauvent des vies et sont essentiels au maintien de la santé publique des Canadiens.
• Lorsqu’un nombre suffisant de personnes sont vaccinées, nous nous protégeons et nous protégeons ceux qui nous entourent. Les enfants, les personnes immunodéprimées, les personnes âgées et celles qui n’ont pas de vaccinations à jour courent un plus grand risque de contracter des maladies évitables par la vaccination (MEV), étant donné qu’elles se transmettent plus facilement entre personnes sensibles.
• Sous la forme d’une éclosion, les MEV peuvent avoir une incidence profonde sur l'accès et le fonctionnement de tous les secteurs de nos services de santé. Cela est d'autant plus important parce que les systèmes de santé du Canada fonctionnent déjà à plein régime pour répondre à la COVID-19.
• Le gouvernement fédéral travaille avec les provinces, les territoires et les partenaires professionnels de la santé pour promouvoir, renforcer et mettre à jour les programmes de vaccination de routine qui ont été perturbés en raison de la pandémie afin que les Canadiens soient pleinement protégés.

Si l’on insiste
• Le gouvernement du Canada s’est engagé à soutenir l’immunisation systématique en tant que moyen essentiel de prévenir les maladies, les incapacités et les décès, et de réduire la pression sur les systèmes de santé.

Contexte :

L’immunisation est une responsabilité partagée entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT). Santé Canada dirige l’approbation réglementaire des vaccins. Cela implique un examen et des tests scientifiques rigoureux pour évaluer la qualité, l’innocuité et l’efficacité des vaccins avant que leur utilisation ne soit approuvée. Une fois qu’un vaccin est autorisé, Santé Canada, en collaboration avec l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), exerce une surveillance post-commercialisation afin de contrôler l’innocuité du vaccin, de détecter les éventuels effets indésirables et d’y réagir.

Les provinces et les territoires (PT) administrent les vaccins sur leur territoire, ce qui comprend toutes les décisions, la conception et la mise en œuvre des politiques et des programmes nécessaires pour déterminer les programmes publics à offrir, les vaccins à acheter, les lieux d’administration des vaccins, ainsi que les populations prioritaires et les critères d’admissibilité à la vaccination.

L’ASPC soutient les PT dans l’exécution de leurs programmes d’immunisation en dirigeant l’engagement et la coordination FPT, en achetant des vaccins en gros pour toutes les administrations, en menant des recherches sur la confiance dans les vaccins, en élaborant des politiques et des programmes, gérer la couverture vaccinale, de l’innocuité et de l’efficacité des vaccins, en facilitant la recherche sur l’immunisation, en améliorant la capacité de production nationale et en soutenant l’exécution du Programme de soutien aux victimes d’une vaccination (PSVV).
Engagement FPT
Pour soutenir la participation FPT aux politiques et aux programmes d’immunisation, le Comité canadien d’immunisation (CCI) est un forum national clé qui réunit des représentants FPT et des ministères du portefeuille fédéral de la Santé, notamment Santé Canada, Services aux Autochtones Canada et le Service correctionnel du Canada. Sous la direction du Comité directeur sur les maladies transmissibles et infectieuses du Conseil du Réseau pan-canadien de santé publique, le CCI offre une plateforme pour mettre en œuvre les objectifs de la Stratégie nationale d’immunisation, favoriser la collaboration FPT, collaborer avec des intervenants non gouvernementaux, et discuter et fournir des conseils stratégiques opérationnels et techniques ainsi que des pratiques exemplaires sur les questions liées à la vaccination dans le but de coordonner et d’améliorer les politiques et les programmes d’immunisation au Canada.

Approvisionnement et assurance des vaccins
L’ASPC travaille avec les partenaires PT et Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) pour diriger la gestion de l’approvisionnement en vaccins. Cela comprend l’immunisation systématique et l’approvisionnement en vaccins contre la grippe, ainsi que le maintien d’un état de préparation national en obtenant des contrats de préparation à une pandémie de grippe. Par l’entremise du Programme d’approvisionnement en gros, l’ASPC travaille avec SPAC pour diriger et conseiller l’acquisition et l’allocation de vaccins pour les programmes FPT. L’équipe coordonne les besoins des administrations, cherche à améliorer la sécurité de l’approvisionnement et gère les défis et les perturbations qui pourraient avoir une incidence sur la prestation des programmes d’immunisation.

La confiance dans les vaccins
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déterminé que l’hésitation à la vaccination est l’un des dix principaux risques pour la santé mondiale en 2019, menaçant d’inverser les progrès accomplis dans la lutte contre les MEV. L’hésitation à la vaccination est complexe et peut être plus fréquente dans certaines populations, notamment les communautés marginalisées ou mal desservies qui ont historiquement été victimes de racisme systémique et ne font souvent pas confiance au gouvernement. L’ASPC agit en tant que centre de liaison pour la politique, la recherche et l’analyse comportementale en matière de confiance dans les vaccins, afin d’éclairer l’élaboration de campagnes de sensibilisation et d’information fondées sur des données probantes, ainsi que d’outils et de formations pour aider les professionnels de la santé à communiquer aux Canadiens des renseignements crédibles sur l’efficacité et l’innocuité des vaccins.
Le Fonds de partenariat d’immunisation (FPI), qui est au cœur des efforts fédéraux visant à renforcer la confiance dans les vaccins, est un programme de subventions et de contributions qui soutient les acteurs de la santé publique, les partenaires de confiance et les communautés à travers le Canada afin d’accroître l’acceptation et l’utilisation des vaccins par le biais de subventions et de contributions. Le FPI fournit des fonds aux organisations locales, régionales et nationales ainsi que les PT à élaborer des approches fondées sur des données probantes afin d’améliorer les taux de couverture vaccinale et de lutter contre la mésinformation et la désinformation. Il a été prouvé que le soutien de représentants de confiance au sein des communautés est un moyen efficace d’offrir des programmes, de communiquer de l’information sur les vaccins et d’accroître la confiance et l’adoption des vaccins.
Surveillance des vaccins
Des couvertures vaccinales élevées sont nécessaires pour assurer la santé des Canadiens, en particulier des enfants, des personnes immunodéprimées (système immunitaire affaibli) et des personnes âgées. L’ASPC surveille et dirige la surveillance de la couverture vaccinale et l’efficacité des vaccins pour la population générale et les populations vulnérables. Les objectifs de couverture vaccinale et des cibles de réduction des MEV ont été mis à jour en 2017 par les gouvernements du Canada, des provinces et des territoires, d’après les plus récentes données probantes. Ces objectifs vont de 80 % à 95 % selon le groupe d’âge et la MEV. La plus récente Enquête sur la couverture vaccinale nationale des enfants (ECICS), une étude de longue date qui mesure la couverture vaccinale chez les enfants au Canada, a montré que, bien que la majorité des estimations de la couverture vaccinale soient inférieures aux objectifs fixés, des progrès ont été réalisés dans certains domaines depuis les itérations précédentes de l’enquête. Les résultats les plus récents sont disponibles auprès de CNICS 2019 (pré-pandémie). Les résultats de l’ECNC 2021 seront publiés au printemps 2023, et nous jetterons un éclairage supplémentaire sur l’impact de la pandémie sur l’adoption systématique du vaccin chez les enfants et les changements qui ont pu se produire en vue d’atteindre les objectifs de couverture vaccinale. Par conséquent, il est nécessaire d’assurer une surveillance continue de la couverture vaccinale par l’entremise de l’ENCIC.

Après l’autorisation de l’utilisation d’un vaccin au Canada, on surveille l’innocuité après la mise en marché afin de surveiller et de comprendre le comportement des vaccins dans l’ensemble de la population et leur impact réel. Cette étape est essentielle pour détecter rapidement les problèmes d’innocuité et y réagir, pour s’assurer que les avantages d’un vaccin continuent de l’emporter sur les risques et pour appuyer l’adoption du vaccin en renforçant la confiance du public à l’égard des programmes d’immunisation du Canada. Le Canada dispose d’un système bien établi de surveillance de l’innocuité des vaccins qui est le fruit d’une collaboration entre les provinces et les territoires, l’ASPC, Santé Canada et les fabricants de vaccins. Les fabricants sont tenus de signaler les événements indésirables graves à Santé Canada, à titre d’organisme de réglementation national, et de soumettre régulièrement des résumés des renseignements généraux sur l’innocuité. Santé Canada examine ces rapports et prend les mesures réglementaires appropriées si de nouveaux problèmes d’innocuité sont décelés. De plus, l’ASPC reçoit et examine les rapports d’événements indésirables suivant l'immunisation provenant des programmes d'immunisation FPT et de deux réseaux de surveillance active par le biais du Système canadien de surveillance des effets secondaires suivant l’immunisation (SCSESSI). Les rapports sur les effets secondaires suivant l'immunisation (ESSI) sont évalués de façon continue et les problèmes de sécurité potentiels sont immédiatement signalés pour une enquête plus approfondie.

Recherche sur l’immunisation
La recherche émergente dans le monde réel est un élément essentiel de la prise de décisions fondées sur des données probantes dans le cadre du programme d’immunisation. L’ASPC collabore avec les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) pour appuyer la recherche en santé publique. Le Réseau canadien de recherche sur l’immunisation (RCRI) en est un exemple; il s’agit d’un réseau multidisciplinaire qui répond à diverses exigences en matière de recherche sur l’immunisation au Canada sur des sujets liés à l’innocuité des vaccins, à l’immunogénicité et à l’efficacité, l’hésitation à l’égard des vaccins et la mise en œuvre et l’évaluation de programmes d’immunisation. L’ASPC appuie également les activités d’application des connaissances afin de promouvoir la communication des résultats de recherche clés aux décideurs, aux universitaires et aux intervenants pertinents.

Biofabrication
Reconnaissant l’importance d’avoir un secteur résilient et innovateur de la biofabrication et des sciences de la vie, les ministres de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie et de la Santé ont lancé en juillet 2021 la Stratégie de biofabrication et des sciences de la vie (la Stratégie) qui relève d’une responsabilité commune. Le portefeuille de la Santé collabore avec le ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique pour faire progresser la Stratégie, qui décrit une approche coordonnée pour accroître la capacité nationale du Canada à mettre au point et à produire rapidement des vaccins, des produits thérapeutiques et d’autres médicaments vitaux pour améliorer la préparation en vue de futures pandémies ou d’autres urgences sanitaires.

Compte tenu de l’évolution de la technologie et des avantages de l’utilisation de nouvelles plateformes de vaccins plus rapidement adaptables. Le 7 novembre, 2022, le premier ministre Justin Trudeau a pris part aujourd’hui à la première pelletée de terre de la nouvelle installation de pointe du fabricant de vaccins Moderna à Laval, au Québec, qui lui servira à produire des vaccins à ARNm. Une fois achevée, cette nouvelle installation sera en mesure de produire jusqu'à 30 millions de doses de vaccin à ARNm par an en période non pandémique et jusqu'à 100 millions de doses par an en cas de pandémie.

La nouvelle installation de Moderna au Canada contribuera non seulement à renforcer notre secteur de la bioproduction et notre préparation aux pandémies, mais aussi à positionner le Canada comme un centre d'excellence en matière d'ARNm et un centre mondial de recherche et de développement en matière d'ARNm. Moderna s'engage à établir des partenariats avec les principales universités et institutions de recherche du Canada afin de faire progresser la recherche et le développement ici, au pays. Par exemple, Moderna a déjà établi un partenariat avec l'Université McGill par le biais du programme Moderna's mRNA Access pour accélérer l'innovation en matière de vaccins, ainsi qu'avec l'Université de Toronto pour mener des recherches dans un large éventail de disciplines scientifiques afin de développer de nouvelles méthodes de traitement des maladies infectieuses.

L'installation stimulera l'économie canadienne par la création de centaines d'emplois pendant la construction et l'exploitation de l'installation, y compris des emplois directs et indirects dans le domaine de la biofabrication et de la recherche. L'installation de Moderna sera également synonyme d'opportunités nationales pour les jeunes esprits les plus brillants dans ce domaine, grâce à des stages, des postes coopératifs et d'autres possibilités de formation et de développement soutenues par Moderna. De cette façon, l'installation améliorera la réserve de talents du Canada en attirant, développant et retenant une main-d'œuvre hautement qualifiée. Le centre offrira également aux entreprises canadiennes la possibilité de travailler avec Moderna et, si possible, de faire partie de la chaîne d'approvisionnement de Moderna.

L'installation devrait être opérationnelle en 2024 au plus tôt, sous réserve des approbations de planification et de réglementation. En plus des vaccins COVID-19, l'installation devrait être en mesure de produire des vaccins pour d'autres maladies respiratoires, comme la grippe - en fonction de leur développement en cours par Moderna et de leur approbation par Santé Canada.

Renseignements supplémentaires :

• Au Canada, l’immunisation est une responsabilité partagée entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT). Les provinces et les territoires (PT) conçoivent, planifient et exécutent les programmes d’immunisation. Le gouvernement fédéral dirige l’approbation réglementaire des vaccins et soutient l’administration des vaccins par les PT à travers de multiples fonctions, y compris la coordination de l’achat en gros de vaccins pour les administrations, la surveillance des vaccins et la facilitation de l’engagement FPT sur les politiques et programmes d’immunisation.