Note pour la période des questions : Grippe Aviaire
About
- Numéro de référence :
- MH-2023-QP-0070
- Date fournie :
- 19 juin 2023
- Organisation :
- Santé Canada
- Nom du ministre :
- Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Santé
Enjeu ou question :
N/A
Réponse suggérée :
Les virus de l’influenza aviaire (IA), comme la souche A(H5N1), circulent à l’échelle mondiale et touchent principalement les oiseaux. Une éclosion sans précédent à l’échelle mondiale de cette souche chez la volaille et les oiseaux sauvages est en cours depuis la fin de 2020, et s’est propagée au Canada à l’automne 2021. De plus en plus de détections ont été enregistrées chez les mammifères sauvages et les humains en dehors du Canada.
Messages clés
• Il n’y a eu aucune transmission interhumaine signalée avec le virus A(H5N1) et aucun cas humain confirmé lié à la situation actuelle A(H5N1) n’a été détecté au Canada.
• Le risque demeure faible pour la population générale.
• Les personnes en contact étroit avec des animaux potentiellement infectés, par exemple dans le cadre de l’élevage ou de la chasse, présentent un risque accru par rapport à la population générale en raison de la probabilité plus élevée d’exposition et doivent prendre les précautions appropriées.
• L’Agence de la santé publique du Canada, de concert avec ses partenaires fédéraux, les provinces, les territoires et les partenaires internationaux, continue de surveiller la situation et de tenir les Canadiens informés, en particulier de tout cas humain de A(H5N1) confirmé.
Si l’on insiste sur le risque pour les humains :
• Les cas de A(H5N1) chez les humains sont rares et ne surviennent généralement que chez des personnes ayant eu un contact étroit avec des oiseaux infectés ou des environnements contaminés.
• Selon les preuves scientifiques actuelles à l'échelle mondiale le risque qu’un humain contracte la grippe aviaire d’un animal domestique (par exemple, un chat ou un chien) est faible.
• Rien ne permet d’affirmer que la consommation de volailles ou d’œufs bien cuits pourrait transmettre le virus A(H5N1) aux humains.
Contexte :
Selon le Bulletin des agents pathogènes des voies respiratoires émergents de l’Agence de la santé publique du Canada, 892 cas d’infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H5N1) ont été signalés depuis 1997. Parmi ces 892 cas, 464 étaient mortels (un taux de mortalité de 52 %).
Depuis le 20 décembre 2021, le virus A(H5N1) a été détecté chez des oiseaux sauvages dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada. De plus, depuis février 2022, l’Agence canadienne d’inspections des aliments a signalé des cas de A(H5N1) dans des troupeaux d’oiseaux domestiques à Terre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique pour un total de neuf provinces.
Les détections de A(H5N1) chez les mammifères sauvages, tels que les renards, les mouffettes, les raton laveurs et les ours, ne sont pas inattendues, étant donné que ces espèces sont connues pour manger des oiseaux sauvages. Toutefois, il semble y avoir une augmentation du nombre de détections de mammifères sauvages signalées par rapport aux éclosions précédentes probablement en raison de la durée prolongée et de la vaste propagation géographique de l’épidémie actuelle de virus A(H5N1). Les détections de A(H5N1) chez les animaux domestiques (comme les chats et les chiens) susceptibles de manger ou de chasser des oiseaux infectés crus ne sont pas inattendues aussi. Selon les preuves scientifiques actuelles le risque qu’un humain contracte la grippe aviaire d’un animal domestique est faible.
Renseignements supplémentaires :
• Un grand nombre de détections de A(H5N1) associées à l’éclosion actuelle de 2021 à 2023 à l’échelle mondiale ont été signalées dans des populations d’oiseaux domestiques, sauvages et de basse-cour partout au Canada. Des cas ont également été signalés chez les mammifères sauvages (comme les renards, les mouffettes, les phoques, les ours, les ratons-laveurs, les loutres de rivière, les dauphins, les marsouins et les visons sauvages) à l’échelle du pays.
• Le 1er avril 2023, l’Agence canadienne d’inspections des aliments a confirmé qu’un chien domestique d’Oshawa, en Ontario, avait été testé positif pour le virus A(H5N1) après avoir trouvé une oie sauvage morte qui était infectée. Le chien est depuis décédé.
• Le 2 mai 2023, un chat sauvage atteint du virus A(H5N1) a également été signalé en Ontario.
• Au 10 mai 2023, 11 cas humains de A(H5N1) ont été signalés au Royaume-Uni (1), en Espagne (2), aux États-Unis (1), au Vietnam (1), en Chine (2), en Équateur (1), au Cambodge (2) et au Chili (1). Trois des cas ne présentaient aucun signe de maladie, deux présentaient une forme bénigne de la maladie, six étaient gravement touchés, et deux personnes sont décédées. Dix cas avaient des antécédents d’exposition à des volailles domestiques, mais le cas du Chili semble être dû à une contamination environnementale.
• En février 2023, deux cas humains de A(H5N1) au Cambodge ont suscité des inquiétudes quant à une éventuelle transmission interhumaine. L’enquête a cependant permis de déterminer que les deux personnes avaient été exposées à des oiseaux infectés et qu’il n’y avait pas eu de transmission interhumaine. Il a également été confirmé que la souche du virus en cause dans ces cas étaient différents de ceux qui circulent actuellement chez les oiseaux sauvages et les volailles au Canada et aux États-Unis.
• En 2014, le Canada (Alberta) a signalé un seul cas mortel de A(H5N1) chez un résident revenant d’un voyage en Chine.