Note pour la période des questions : Outils de soutien en matière de consommation de substances

About

Numéro de référence :
MHA-2022-QP-0012
Date fournie :
14 déc. 2022
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Bennett, Carolyn (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la santé mentale et des dépendances

Enjeu ou question :

N/A

Réponse suggérée :

• En réponse à la pandémie, notre gouvernement a agi rapidement pour lancer un portail en ligne qui donne accès en tout temps à des outils et à des soutiens fondés sur des données probantes, gratuits et confidentiels.
• Dans le cadre du budget de 2021, le gouvernement s’est engagé à consacrer plus de 280 millions de dollars à un ensemble de mesures visant à répondre aux besoins en santé mentale des Canadiens marginalisés et touchés de façon disproportionnée, et à invertir dans l’amélioration des systèmes de santé.
• Notre gouvernement est déterminé à œuvre pour que les soins de santé mentale deviennent une composante à part entière de notre système universel de soins de santé. Cela se reflète dans la réaffirmation par le projet B2022 de l'engagement des provinces et des territoires dans l'élaboration d'un Transfert canadien en matière de santé mentale, qui constituerait une source permanente et continue de financement des services de santé mentale.

SI L’ON INSISTE SUR DES QUESTIONS SUR LE SOUTIEN AUX DIVERSES POPULATIONS
• Espace mieux-être Canada améliore continuellement le portail pour assurer l’inclusivité.
• Les séances de consultation téléphonique sont appuyées par une interprétation instantanée dans plus de 200 langues et dialectes, dont 24 langues autochtones.
• Le portail présente les coordonnées de la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être (pour les peuples autochtones) et appuie les populations spécifiques qui font face à des obstacles aux soins, y compris celles qui sont isolées ou éloignées, confrontées à la stigmatisation ou à des difficultés financières, et les communautés de langue officielle en situation minoritaire.
• Promouvoir l’équité en santé : Fonds pour la santé mentale des communautés noires investit 10 millions de dollars pour appuyer des projets communautaires à travers le Canada.

Contexte :

Pression sur les services de santé mentale en place dans les provinces et les territoires

Avec l’éloignement physique et l’isolement des Canadiens, il existe un besoin sans précédent de services virtuels, comme la télésanté et d’autres lignes d’information (p. ex. la ligne 811), et les provinces et territoires ne sont pas en mesure d’absorber la demande accrue de ces services.

Il est essentiel que les Canadiens aient accès à des outils efficaces pour s’autosurveiller, promouvoir leur bien-être mental, obtenir de l’information crédible et fiable, et accéder à des services lorsqu’ils le jugent nécessaire. Les Canadiens doivent être rassurés sur le fait qu’il existe des mesures pour les aider à atténuer leur stress, leur peur et leur anxiété.

Mesures et investissements du gouvernement pour améliorer l’accès aux services de santé mentale et contrer l’impact du Covid-19 sur la santé mentale des Canadiens

Engagements du mandat de 2021

Le gouvernement du Canada s’est engagé à travailler avec les provinces, les territoires et d’autres partenaires à promouvoir l’accès à des services de haute qualité en matière de santé mentale et de consommation de substances pour les Canadiens, qui ont des besoins variés.
À l’appui de cet objectif, la ministre de la Santé mentale et des Dépendances a reçu le mandat suivant :
• Faire en sorte que les soins de santé mentale soient considérés comme un élément à part entière de notre système de soins de santé universel;
• Comprendre les inégalités en matière de santé, notamment celles touchant les Autochtones, les Canadiens noirs et les Canadiens vulnérables et y remédier;
• Chapeauter une approche pansociétale pour lutter contre la consommation de substances au Canada ;
• Collaborer avec les provinces et les territoires.

Pour atteindre ces objectifs, la ministre honorera un ensemble complet d’engagements nouveaux et permanents. Elle établira notamment un Transfert canadien en matière de santé mentale (TCSM) permanent pour aider à élargir la prestation de services de santé mentale de haute qualité et accessibles, tant en ce qui concerne la prévention que le traitement.

Le budget de 2022 réitérait l’intention du gouvernement de mobiliser les provinces et les territoires en vue de la création d’un TCSM, ce qui assurerait une source permanente de financement des services de santé mentale

Financement aux gouvernements provinciaux et territoriaux

Le gouvernement canadien investit cinq milliards de dollars, échelonnés sur dix ans, afin d’améliorer l’accès des Canadiens à des services de santé mentale. Les fonds d’investissement sont envoyés directement aux provinces et aux territoires afin de les aider à améliorer l’accès des enfants et des jeunes aux services communautaires de santé mentale et de traitement des dépendances, à offrir des services intégrés aux personnes ayant des besoins complexes et à répandre des modèles éprouvés de services communautaires de santé mentale et d’interventions culturellement adaptées lorsqu’il s’agit de services de santé primaires.

De plus, le 16 juin, le premier ministre a annoncé un investissement fédéral de plus de 19 milliards de dollars pour aider les provinces et les territoires à relancer leur économie de manière sécuritaire et rendre notre pays plus résistant aux éventuelles futures vagues du virus. Dans le cadre de cet investissement, 500 millions de dollars ont été consacrés aux besoins immédiats en matière de santé mentale et de consommation de substances, notamment au renforcement de l’infrastructure des services (main-d’œuvre, programmes ciblés), afin de permettre de gérer les demandes post-pandémie que la pandémie aura exacerbées en fournissant des soins complets, ainsi que des programmes et des services de réduction des préjudices et de traitement fondés sur des données probantes.

Espace mieux-être Canada

Santé Canada a investi 130 millions de dollars à partir de 2020-22 dans Bien-être ensemble Canada, un portail de soutien en ligne pour la santé mentale et la toxicomanie, et a reçu 140 millions de dollars dans le budget 2022 pour soutenir le portail pendant deux années supplémentaires à partir de 2022-23. Lancé en avril 2020, Espace mieux-être Canada offre des services de soutien en ligne gratuits et confidentiels en matière de santé mentale et de consommation de substances, accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 aux personnes de partout au Canada dans les deux langues officielles. Des services d’interprétation sont également disponibles pendant les sessions téléphoniques dans plus de 200 langues et dialectes. Grâce à l’Espace mieux-être Canada, les personnes de toutes les provinces et territoires ont un accès immédiat à des soutiens allant de l’auto-évaluation, du contenu éducatif et des programmes autoguidés, au soutien par les pairs et aux séances confidentielles avec des travailleurs sociaux, des psychologues et d’autres professionnels. Les supports sont fournis en ligne ainsi que par téléphone et SMS pour ceux qui n’ont pas accès à Internet. Il existe des lignes de texte dédiées aux jeunes, aux adultes et aux travailleurs de première ligne qui offrent un accès immédiat au soutien. Il existe également une ligne téléphonique dédiée pour accéder aux gestionnaires de programmes qui peuvent vous aider à trouver des ressources sur le portail. Espace mieux-être Canada augmente les services provinciaux et territoriaux existants, et ne les remplace pas.

Le portail est dirigé par un consortium de trois organismes :
• Stepped Care Solutions est une équipe interdisciplinaire et intersectorielle de cliniciens chercheurs, d’utilisateurs de connaissances et les pionniers au Canada en ce qui concerne Stepped Care 2.0 et la santé mentale en ligne.
• Jeunesse, J’écoute est le seul service national canadien qui offre en tout temps un soutien aux jeunes par téléphone, messagerie texte et clavardage en direct. C’est un chef de file mondial du développement et de la réalisation de solutions virtuelles en santé mentale.
• Homewood Santé est un chef de file canadien dans la conception et l’offre de traitements et de services nationaux, fondés sur des données probantes, en matière de santé mentale, de traumatismes et de dépendances.

Normes nationales de services en matière de santé mentale et de consommation de substances

Le budget de 2021 a fourni 45 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, à Santé Canada, à l’Agence de la santé publique du Canada et aux Instituts de recherche en santé du Canada pour l’élaboration de normes nationales en matière de santé mentale en collaboration avec les provinces et les territoires, des organismes de santé et des intervenants clés.

Le 14 mars 2022, Santé Canada a annoncé un partenariat avec le Conseil canadien des normes (CCN) en vue d’élaborer des normes nationales de services en matière de santé mentale et de consommation de substances, afin d'aider à respecter les engagements pris dans le budget de 2021. Les normes seront fondées sur des données probantes et élaborées dans le cadre de démarches consensuelles faisant appel à des experts, à des organismes de santé, à des personnes vivant ou ayant un vécu une expérience concrète et à d’autres intervenants clés. Les normes sont des outils permettant d’aider les prestataires de services de santé à fournir des services en matière de santé mentale et de consommation de substances de haute qualité et équitables, et elles contribueront à garantir un niveau de soins cohérent. Elles contribueront également à officialiser les éléments auxquels les Canadiens peuvent s’attendre à l’égard de la qualité des services, tout en servant de cadre de travail fondé sur des données probantes pour la prestation de services dans les secteurs prioritaires.
Le CCN coordonne l’élaboration d’une série intégrée de normes nationales de services en matière de santé mentale et de consommation de substances dans des domaines prioritaires correspondant à l’Énoncé de principes communs sur les priorités partagées en santé. Le gouvernement a souligné l’importance de la participation de divers intervenants et de la promotion des principes d’équité en santé, qui ont été intégrés à la démarche d’élaboration.

Soutenir la santé mentale des personnes les plus touchées par la COVID-19

Le budget 2021 aide les populations les plus touchées par la COVID-19 à gérer leurs problèmes de santé mentale. Le gouvernement fournira :

• 100 millions de dollars sur trois ans pour appuyer des projets qui favorisent la santé mentale et préviennent la maladie mentale dans les populations touchées de façon disproportionnée par la pandémie de COVID-19, y compris, les jeunes, les aînés, les Premières Nations, les Inuits et les Métis, ainsi que les Noirs et les autres Canadiens racisés.
• 50 millions de dollars pour appuyer des projets visant à traiter le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et les traumatismes chez les travailleurs de première ligne et les autres personnes les plus touchées par la pandémie de COVID-19.

Promouvoir la santé mentale et prévenir la maladie mentale

Par l'entremise du Fonds d'innovation pour la promotion de la santé mentale de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), le gouvernement du Canada investit 39 millions de dollars de 2019 à 2028 pour s'attaquer aux multiples facteurs de risque et de protection afin de promouvoir la santé mentale des enfants, des jeunes, des jeunes adultes et de leurs soignants, en mettant l'accent sur les populations susceptibles d'être victimes d'inégalités en matière de santé mentale (p. ex. les familles à faible revenu, les immigrants et les réfugiés, les Premières nations, les Inuits, les Métis, les LGBTQ2+, les personnes handicapées et les personnes présentant d'autres facteurs de risque socioéconomiques).

Le 29 mars 2020, le premier ministre a annoncé un investissement de 7,5 millions de dollars pour Jeunesse, J’écoute, pour fournir un soutien de crise aux enfants et aux jeunes pendant la pandémie.

9 millions de dollars sont fournis à Centraide (par l’entremise de Nouveaux Horizons) pour des services pratiques aux aînés.

Promouvoir l’équité en santé : Fonds pour la santé mentale des communautés noires investit 10 millions de dollars pour appuyer des projets communautaires à travers le Canada.

En outre, l’Énoncé économique de l’automne de 2020, a prévu un investissement de 50 millions de dollars pour renforcer la capacité des centres de détresse, qui connaissent une forte demande pendant la pandémie de COVID-19. L’ASPC administre un premier cycle de subventions aux 57 centres de détresse en hiver/printemps 2021. Une partie des fonds appuiera un cycle supplémentaire de subventions au cours de l’exercice 2021-22. De plus, 2 millions de dollars de ce financement appuiera l’élaboration de ressources pour aider les centres de détresse à répondre aux besoins des populations diverses et vulnérables.

Prévention du suicide

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a récemment annoncé qu'il adoptera le 9-8-8 pour que les Canadiens puissent appeler ou envoyer un message texte lorsqu'ils ont besoin d'un soutien immédiat en cas de crise de santé mentale et de prévention du suicide. Ce service sera lancé dans tout le Canada le 30 novembre 2023.

Parallèlement, l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) se prépare à la mise en œuvre d'un numéro à trois chiffres pour la prévention du suicide du point de vue de la prestation de services. Le 31 août 2022, l'ASPC a annoncé que le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) avait été choisi pour diriger la coordination de la prestation des services du 9-8-8, en s'appuyant sur son expérience de la prestation de Talk Suicide Canada. Dans un premier temps, le CAMH établira des collaborations avec des organismes clés afin de commencer à renforcer les capacités, et s'engagera auprès des intervenants pour définir la portée et les exigences d'un service de qualité offert en temps opportun. De plus, l'ASPC fait appel à des intervenants de divers secteurs, y compris les provinces et les territoires, les partenaires autochtones, les responsables de la sécurité publique et les personnes ayant une expérience vécue, pour définir la portée et les éléments de la prestation du service, notamment pour comprendre la demande prévue pour le 9-8-8. Enfin, l'ASPC s'inspire de l'expérience internationale, notamment des États-Unis, qui ont récemment introduit le 988 en juillet 2022.

Le gouvernement du Canada investit 21 millions de dollars sur 5 ans au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) pour mettre en œuvre et maintenir un service pancanadien de prévention du suicide pleinement opérationnel en partenariat avec l’Association canadienne pour la santé mentale et Crisis Services Canada. Parlons suicide Canada offre actuellement un soutien téléphonique au 1-833-456-4566 en français et en anglais, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et par messagerie texte (45645), en anglais et en français, le soir, à tout le monde au Canada. D’ici 2023, ce service offrira aux gens de partout au Canada un accès à un soutien de crise bilingue 24/7/365 de la part d’intervenants qualifiés, en utilisant la technologie de leur choix (voix, texte ou clavardage).

Le Cadre fédéral pour la prévention du suicide a été publié en novembre 2016. Il était axé sur la sensibilisation du public, la réduction de la stigmatisation, la diffusion d’informations et de données, et la promotion de l’utilisation de la recherche et des pratiques fondées sur des preuves. Des rapports d’étape sur le Cadre sont disponibles sur Canada.ca, et le prochain rapport devrait être publié en décembre 2020. En réponse à la motion M-174, qui demandait au gouvernement du Canada d’établir un plan d’action national pour la prévention du suicide et qui a été soutenue à l’unanimité par les parlementaires en 2019, l’Agence de la santé publique du Canada élabore un plan d’action qui s’aligne sur le Cadre.

Trouble de stress post-traumatique

Conformément à la Loi sur le cadre fédéral relatif à l’état de stress post-traumatique, le premier Cadre fédéral relatif au trouble de stress post traumatique a été déposé au Parlement le 22 janvier 2020 et publié le 13 février 2020. Pour guider l’élaboration du cadre, conformément à la Loi, la ministre de la Santé a convoqué une conférence nationale sur le TSPT en avril 2019. Y ont participé les ministres de la Défense nationale, des Anciens Combattants ainsi que de la Sécurité publique et de la Protection civile, des partenaires et des intervenants, y compris des personnes ayant vécu une expérience connexe. Le gouvernement du Canada collabore maintenant avec les partenaires sur sa mise en œuvre. La Loi exige que l’Agence de la santé publique du Canada rende compte de l’efficacité du cadre dans les cinq ans suivants la date de publication (d’ici février 2025).

Mobiliser des données et des preuves

Entre 2016-7-18 et 2021-22, les IRSC ont investi plus de 496 millions de dollars dans la recherche sur la santé mentale et les troubles du comportement.

Les IRSC dirigent actuellement l’Initiative COVID-19 et santé mentale (CMH) en collaboration avec l’ASPC et Santé Canada. Cette initiative soutient actuellement 101 projets de recherche, ce qui représente un investissement total de 13,7 millions de dollars des IRSC et de leurs partenaires. Ce travail est guidé par un comité consultatif d’experts composé d’éminents spécialistes canadiens en santé mentale et en consommation des substances. Les nouvelles connaissances générées par ces projets seront mobilisées pour garantir qu’elles éclaireront l’élaboration des politiques en temps utile.

Entre 2017-18 et 2021-22, les IRSC ont investi plus de 180 millions de dollars pour aborder diverses questions liées à la toxicomanie.

En 2014, les IRSC ont mis en place un réseau national de recherche sur la consommation de substances psychoactives appelé Initiative canadienne de recherche sur l’abus de substances (ICRAS). En 2022, le gouvernement du Canada a renouvelé son investissement dans ICRAS avec un investissement total de 17 millions de dollars sur six ans, débutant en 2022-2023. La phase II vise à prendre appui sur les réussites de la première phase en augmentant le nombre de pôles régionaux afin d’étendre la couverture géographique de l’Initiative tout en conservant le « réseau de réseaux » et en développant ses capacités.

En plus des fonds de recherche priorisée alloués à l’ICRAS, les IRSC appuient cinq subventions pour évaluer la mise en œuvre du programme et l'impact à court terme des projets pilotes d’approvisionnement sécuritaire (PPAS), ainsi que des sites de consommation supervisée (SCS) à travers le Canada. Cela représente un investissement total de plus de 2,2 millions de dollars (plus un supplément de 900 000 de dollars). Le 28 octobre 2022, les IRSC ont organisé un atelier qui a réuni les équipes d'évaluation de SCS pour partager les résultats de leurs recherches.

Les IRSC ont investi 1,5 million de dollars dans l’évaluation des interventions déployées au Canada pour contrer la crise des opioïdes, par le truchement de la possibilité de financement Évaluation d’interventions en réponse à la crise des opioïdes.

Le mars 2020, les IRSC appuyaient 7 projets sur la consommation de méthamphétamine et d’autres psychostimulants, pour un total de 700 000 $. Ce financement permet d’appuyer la recherche sur différents thèmes, notamment l’efficacité des traitements actuels, les stratégies de réduction des méfaits, les impacts socioculturels de la consommation de méthamphétamine, ainsi que l’épidémiologie du trouble de consommation de méthamphétamine et de troubles connexes.

En mars 2022, les IRSC ont annoncé un financement de 2 millions de dollars pour soutenir 20 subventions catalytiques d'un an sur l'alcool. Ces projets permettront de renforcer la base de données probantes et d'étendre la recherche sur l'alcool dans des domaines clés, de favoriser la capacité de recherche sur l'alcool et d'éclairer l'élaboration de futurs projets de recherche à plus grande échelle.

Statistique Canada a créé et administre un sondage électronique, appelé Série d’enquêtes sur les perspectives canadiennes. Chaque mois, environ 4 600 personnes des 10 provinces répondent à la nouvelle version du sondage. En outre, en collaboration avec Statistique Canada, l’ASPC a financé deux cycles de données pour l’Enquête sur la COVID-19 et la santé mentale (avec un troisième cycle en développement) afin de mieux comprendre les répercussions élargies de la pandémie sur la santé mentale au Canada. Un recueil spécial d’articles de recherche basés sur le premier cycle de données a été publié dans la revue Promotion de la santé et prévention des maladies chroniques le 27 septembre 2021. L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes a aussi recommencé en septembre 2020. L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes fournit des données sur une variété d’indicateurs de la santé mentale, et a été menée pendant de nombreuses années avant la pandémie. Elle permettra de mesurer en continu l’évolution de la santé mentale de la population canadienne à mesure que la pandémie se poursuit et que le Canada se rétablit.

Surveillance de la maladie mentale

Dans le cadre de son mandat, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) exerce une surveillance continue des maladies mentales dans la communauté canadienne. Elle utilise de multiples sources pour fournir les données les plus récentes, notamment le Système canadien de surveillance des maladies chroniques (SCSMC), l’Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes (ECSEJ) et l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC).

Le SCSMC est un réseau collaboratif de systèmes provinciaux et territoriaux de surveillance des maladies chroniques, soutenu par l’ASPC. Il recense les cas de maladies chroniques parmi les résidents qui sont admissibles à une assurance maladie provinciale ou territoriale, et contient des données agrégées qui peuvent être ventilées par âge, sexe et lieux géographiques. Le SCSMC permet le suivi et la diffusion de données sur l’utilisation des services de santé pour les maladies mentales et les troubles causés par l’alcool et les drogues en général ainsi que pour les troubles de l’humeur et de l’anxiété dans la population canadienne et pour la schizophrénie.
L’Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes (ECSEJ) de 2019 est une enquête nationale transversale qui fournit des renseignements sur la santé des enfants et des jeunes canadiens. L’enquête est représentative des membres de la population canadienne qui, au 31 janvier 2019, étaient âgés de 1 à 17 ans et vivaient dans des logements privés dans l’une des dix provinces ou l’un des trois territoires du Canada.
De plus, pour aider à combler les lacunes dans les données sur les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les personnes, les familles et les collectivités en ce qui a trait à la santé mentale (y compris les symptômes d’anxiété, de dépression et de trouble stress post-traumatique [TSPT]), l’ASPC s’est associée à Statistique Canada pour élaborer l’Enquête sur la COVID-19 et la santé mentale. L’enquête a révélé la proportion de Canadiens qui éprouvaient des symptômes associés aux affections susmentionnées, par groupe d’âge et par sexe, et s’intéressait aux groupes les plus à risque. L’enquête été menée à différents moments de la pandémie de COVID-19 et a fourni des renseignements opportuns sur les répercussions de la pandémie sur la santé mentale et le bien-être des Canadiens.

Recherche sur la santé mentale et la consommation de substances (DGSCC)
Le gouvernement du Canada reconnaît le recoupement entre la santé mentale et la consommation de substances. Environ 20 % des Canadiens ayant une maladie mentale ont un trouble concomitant lié à la consommation de substances, et environ 20 % des personnes traitées pour leur consommation de substances vivent aussi avec une maladie mentale.

En octobre 2020, reconnaissant le recoupement entre la santé mentale et la consommation de substances, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) et la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) ont signé un protocole d’entente visant à travailler sur des initiatives conjointes dans ce domaine.

Actuellement, les deux organisations pancanadiennes travaillent sur un examen des données probantes concernant des pratiques prometteuses, des interventions et des recommandations stratégiques pour dépister et évaluer le risque de suicide parmi les personnes présentant un risque plus élevé de consommer des substances.

Elles envisagent aussi l’élaboration de lignes directrices opérationnelles pancanadiennes pour la prestation de services en matière de santé mentale et de consommation de substances, dans le but d’offrir des conseils concrets et réalisables pour la mise en œuvre d’une approche intégrée à l’égard de la santé mentale et de la consommation de substances.

Des sondages publics du CCDUS et de la CSMC ont révélé que la présence de symptômes de maladie mentale et la consommation de substances ont augmenté depuis mars 2020. Ils ont aussi découvert que les personnes ayant des antécédents de problèmes de santé mentale ou de consommation de substances étaient touchées de façon disproportionnée par les stress associés à la pandémie de COVID-19.

Renseignements supplémentaires :

• À l’heure actuelle, le gouvernement fédéral finance Jeunesse, J’écoute à hauteur de 14,8 millions de dollars sur 36 mois, de 2020 à 2023.
• Nous investissons 5 milliards de dollars sur dix ans dans les provinces et territoires pour les aider à élargir l’accès, ce qui comprend des services communautaires de santé mentale et de lutte contre les dépendances pour les enfants et les jeunes.
• Promouvoir l’équité en santé : Fonds pour la santé mentale des communautés noires investit 10 millions de dollars pour appuyer des projets communautaires à travers le Canada.
• Le gouvernement investit actuellement 21 millions de dollars sur cinq ans dans le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) pour mettre en œuvre et maintenir Parlons suicide Canada. Ce service offre un soutien en cas de crise suicidaire 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, par téléphone (1-833-456-4566) et par SMS (45645) en anglais et en français.
• Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a récemment annoncé qu'il adopterait le 9-8-8 pour que les Canadiens puissent appeler ou envoyer des SMS lorsqu'ils ont besoin d'un soutien immédiat en cas de crise de santé mentale et de prévention du suicide. Ce service sera lancé dans tout le Canada le 30 novembre 2023.
• Dans le cadre du budget 2021, le gouvernement du Canada a fourni 100 millions de dollars sur trois ans pour appuyer des projets qui favorisent la santé mentale et préviennent la maladie mentale dans les populations touchées de façon disproportionnée par la pandémie de COVID-19.
• Le Gouvernement a fourni 50 millions de dollars pour appuyer des projets visant à traiter le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et les traumatismes chez les travailleurs de première ligne et les autres personnes les plus touchées par la pandémie de COVID-19.