Note pour la période des questions : DÉFIS LIÉS À LA MAIN-D’ŒUVRE POUR LE TOURISME

About

Numéro de référence :
TOUR-2023-QP-00041
Date fournie :
15 sept. 2023
Organisation :
Innovation, Sciences et Développement économique Canada
Nom du ministre :
Martinez Ferrada, Soraya (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre du tourisme

Enjeu ou question :

Que fait le gouvernement du Canada pour régler les problèmes de main-d’œuvre dans le secteur du tourisme?

Réponse suggérée :

• La main-d’œuvre dans le secteur du tourisme du Canada est un élément essentiel du secteur du tourisme. Une expérience chaleureuse et accueillante pour les visiteurs est un élément clé de l’avantage concurrentiel que possède le Canada.

• Le gouvernement du Canada reconnaît que les problèmes de main-d’œuvre continuent de poser des défis pour le secteur du tourisme, dont certains ont été exacerbés par la pandémie, en particulier dans les services d’hébergement et de restauration. C’est pour cela qu’il a mis en place une série d’initiatives pour aider à régler les pénuries de main-d’œuvre.

• Par exemple, dans le budget de 2023, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures, dont l’élargissement du soutien aux prestataires saisonniers d’assurance-emploi en prévoyant jusqu’à cinq semaines supplémentaires – pour un maximum de 45 semaines – en faveur des travailleurs saisonniers admissibles.

Contexte :

• En 2019, le tourisme a directement soutenu près de 692 000 emplois et a été le premier employeur de jeunes au Canada et cette situation n’a pas changé. En 2022, près d’un emploi sur 10 au Canada était dans les industries liées au tourisme. Toutefois, la COVID-19 a exacerbé les défis liés à main-d’œuvre préexistants dans l’industrie du tourisme, tant au pays qu’à l’échelle mondiale, et les intervenants ainsi que les homologues provinciaux et territoriaux ont exprimé des préoccupations à ce sujet.
• En 2022, 1,87 million de personnes travaillaient dans les industries du tourisme, contre 2,08 millions en 2019, une diminution d’environ 10 %. La situation a commencé à s’améliorer avec environ 1,9 million de personnes travaillant dans le tourisme en avril 2023. Pourtant, les services d’hébergement et de restauration continuent d’avoir le taux de vacance d’emploi le plus élevé de l’économie canadienne, ce qui représente 86 075 postes vacants en janvier 2023. Par conséquent, le gouvernement a financé Tourisme RH Canada (TRHC) pour plusieurs projets visant à aider les travailleurs du tourisme à rebondir. Ces projets sont notamment :
o 3,5 millions de dollars pour élaborer une stratégie, un cadre et des outils visant à régler les problèmes systémiques et structurels qui aideront à régler les pénuries de main-d’œuvre et à répondre aux besoins en formation, et jeter les bases de la croissance de l’industrie canadienne du tourisme (Volet des priorités nationales – ISDE);
o 4 millions de dollars sur trois ans pour la reprise et la croissance de la main-d’œuvre dans le secteur touristique qui aidera à rétablir des emplois et à renforcer la résilience grâce à des outils permettant de relier les demandeurs d’emploi aux emplois touristiques (Emploi et Développement social Canada – EDSC);
• Les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables du tourisme se réunissent dans le cadre du forum du Conseil canadien des ministres du Tourisme (CCMT), qui comprend le Groupe de travail sur la reprise et la croissance de la main-d’œuvre en tourisme, l’un des trois secteurs d’intervention privilégiés du forum. Ce groupe de travail s’est penché sur la meilleure façon d’appuyer le maintien en poste et la réattraction des travailleurs, et sur les approches qui favorisent l’entrée de nouveaux bassins éventuels. Le Groupe de travail a élaboré un rapport mettant en évidence les possibilités offertes aux groupes sous-représentés (c.-à-d. les Autochtones, les jeunes, les nouveaux arrivants) dans le secteur du tourisme et les obstacles tels que la disponibilité de logements et la saisonnalité. Le rapport et les recommandations seront communiqués aux ministres au cours de la prochaine réunion du CCMT en octobre 2023.

• De nombreux travailleurs du tourisme ont quitté le secteur pendant la pandémie en raison de problèmes de sécurité et de fermetures fréquentes. Un sondage d’opinion réalisé par Léger en novembre 2020 a révélé que 54 % des travailleurs du tourisme avaient une vision négative de leur secteur. Le TRHC ne s’attend pas à ce que ces travailleurs retournent dans le secteur en raison de la concurrence d’autres secteurs (à rémunération plus élevée), comme l’administration publique, les soins de santé et la technologie de l’information. Bien que des gains globaux aient été enregistrés au chapitre de la dotation en personnel depuis les premiers impacts de COVID-19, la demande de voyages dépasse toujours la main-d’œuvre disponible pour répondre aux besoins croissants des entreprises. Les défis en matière de recrutement sont variés, mais comprennent : un rendement inférieur à la normale des travailleurs saisonniers, des salaires qui ne suivent pas l’inflation et un accès limité aux talents internationaux.
• La numérisation des services touristiques devrait s’accélérer, avec une utilisation accrue de l’automatisation, des services sans contact et des expériences virtuelles. Le Programme canadien d’adoption du numérique (PCAN) est disponible pour aider les entreprises touristiques à participer à leur voyage d’adoption du numérique, ce qui peut aider à relever certains défis en matière de main-d’œuvre. Les entreprises admissibles recevront des microsubventions et auront accès à un financement sans intérêt pour compenser les coûts liés à l’adoption du numérique. Le PCAN offre également une formation et des stages de travail pour les jeunes canadiens.
• Lorsque la demande de voyages a augmenté après la COVID-19, les pénuries croissantes dans le sous-secteur de l’aviation ont perturbé la reprise et la croissance de l’économie touristique du Canada. Le règlement des pénuries dans le secteur de l’aviation est considéré comme une priorité dans toutes les administrations et de nombreux programmes ont été lancés pour réduire les obstacles à l’entrée sur le terrain. Par exemple, la subvention pour les compétences en aviation de l’Alberta appuie la formation et le recyclage d’employeurs dans les industries de l’aviation et de l’aérospatiale en fournissant jusqu’à 30 000 $ par stagiaire pour compenser la formation et les coûts pour les nouveaux emplois et les emplois non pourvus. Il y a une grande occasion d’aider les populations sous-représentées à entrer dans le secteur de l’aviation, car les femmes ne représentent que 7 % des pilotes et 5,5 % des mécaniciens/inspecteurs d’aéronefs et les Autochtones représentent 3,5 % de la main-d’œuvre de l’aviation.

Renseignements supplémentaires :

• Afin de relever les défis liés à la main-d’œuvre dans le secteur du tourisme, le gouvernement du Canada a mis en œuvre une série d’initiatives. Ces initiatives sont notamment :
o un financement de RH Tourisme Canada (RHTC) pour plusieurs projets, dont 3,5 millions de dollars pour élaborer une stratégie, un cadre et des outils visant à régler les pénuries de main-d’œuvre et les besoins en formation, et pour jeter les bases de la croissance de l’industrie canadienne du tourisme; un financement est administré par l’entremise du Volet des priorités nationales (VPN). Le VPN faisait partie de 1 milliard de dollars de soutien touristique prévus dans le budget de 2021.
o le Projet pilote sur la voie d’accès à la mobilité économique (PVAME) jumelle des réfugiés qualifiés et d’autres personnes déplacées qualifiées à des employeurs canadiens qui ont besoin de surmonter les pénuries de main-d’œuvre dans des professions clés, y compris dans le tourisme et l’accueil.
o des modifications temporaires du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) qui permet aux secteurs ayant une pénurie de main-d’œuvre démontrée d’embaucher jusqu’à 30 % de leur main-d’œuvre pour des postes à bas salaires pendant un an (contre 10 %).
o l’élargissement des permis de travail aux membres de la famille des travailleurs étrangers temporaires. En élargissant les permis de travail, on estime que les membres de la famille de plus de 200 000 travailleurs étrangers pourraient commencer à travailler au Canada.