Note pour la période des questions : Écart entre l’offre et la demande de logements sur le marché
About
- Numéro de référence :
- HICC-012026-00001
- Date fournie :
- 16 sept. 2025
- Organisation :
- Ministère du Logement, de l’Infrastructure et des Collectivités
- Nom du ministre :
- Robertson, Gregor (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre du logement et de l’infrastructure
Enjeu ou question :
Que fait le gouvernement du Canada pour lutter contre le déficit de l’offre de logements dans le marché de l’habitation?
Réponse suggérée :
Ce gouvernement s'engage à utiliser tous les outils à sa disposition pour doubler le taux de construction de logements à l'échelle nationale.
Cela comprend, grâce à la création de Maisons Canada, la construction de logements abordables, le soutien financier aux constructeurs et la promotion de meilleures méthodes de construction.
Le gouvernement fédéral prend des mesures pour augmenter l'offre de logements en réduisant la TPS sur la construction de logements locatifs et en s'appuyant sur le succès des programmes qui incitent les collectivités à réduire les obstacles, à alléger les formalités administratives, à investir dans les infrastructures favorisant le logement et à faciliter la construction de logements.
Contexte :
Le Canada est confronté à un déficit de l’offre de logements : la croissance de la demande de logements dépasse celle des nouvelles constructions. Cette pénurie a entraîné une augmentation beaucoup plus rapide du prix des habitations et des loyers que des revenus de la population canadienne. L'un des principaux facteurs à l'origine de la pénurie de logements est la forte croissance de la demande immobilière, alimentée par l'augmentation de la population due à l'immigration. Les processus d'urbanisme restrictifs et longs, l'augmentation des coûts de construction et la faible productivité du secteur du bâtiment ont également eu un impact sur le rythme de construction des logements.
Plusieurs estimations publiées concernant le déficit de l’offre de logements, calculées selon différentes méthodes, indiquent qu’il faut construire des millions de nouveaux logements au cours de la prochaine décennie pour répondre à la demande. Les principales estimations du déficit de l’offre de logements sont les suivantes :
- En juin 2025, la Société canadienne d’hypothèques et de logement a publié un rapport sur la pénurie de logements, dans lequel on estimait que les mises en chantier devraient augmenter approximativement de 250 000 à 430 000 – 480 000 annuellement au cours de la prochaine décennie pour ramener l’abordabilité aux niveaux d'avant la pandémie.
- En août 2025, le Bureau du directeur parlementaire du budget estimait que la construction de 690 000 d’unités d’habitation additionnelles, en plus de l’achèvement des travaux de construction de référence, serait nécessaire d’ici 2035 pour éliminer l’écart de l’offre de logements au Canada.
Le gouvernement fédéral à introduit plusieurs initiatives visant à augmenter l’offre de logements du marché, notamment:
- Supprimer la taxe sur les produits et services pour la construction de nouveaux immeubles locatifs, dans le but de réduire les coûts de la construction résidentielle;
- Fournir un financement complémentaire de 30 milliards de dollars à un programme phare en matière de logement – le Programme de prêts pour la construction d’appartements – qui fournit des prêts à faible taux d’intérêt aux constructeurs et aux promoteurs afin de stimuler la construction de logements locatifs;
- Lancer le Fonds pour accélérer la construction de logements, d’une valeur de 4,4 milliards de dollars. Il s’agit d’un programme qui incite les municipalités à supprimer les obstacles qui ralentissent la construction de logements; et
- Lancer un Catalogue de conception de logements pour changer la façon de construire les logements, en simplifiant la construction de logements dans tout le pays.
Afin que l’immigration corresponde davantage à la capacité de construction de nouveaux logements, le gouvernement du Canada a annoncé, à l’automne 2024, une réduction des objectifs d’admission, qui passeront de 500 000 à 395 000 résidents permanents en 2025 et chuteront à 365 000 personnes en 2027. Cette baisse s’accompagne d’une réduction de l’immigration temporaire, qui passera à 5 % de la population totale d’ici à la fin de 2026.
Renseignements supplémentaires :
aucun