Note pour la période des questions : La Toxicomanie - Général

About

Numéro de référence :
EFJ-2023-QP-4463
Date fournie :
14 déc. 2022
Organisation :
Services aux Autochtones Canada
Nom du ministre :
Hajdu, Patty (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre des Services aux Autochtones

Réponse suggérée :

• Le gouvernement est conscient que la toxicomanie a des effets dévastateurs sur les individus, les familles et les communautés et sur leur santé et bien-être général.
• Nous investissons présentement près de 650 millions de dollars annuellement pour des services communautaires répondant aux besoins en bien être mental des Premières Nations et Inuits
• Ceci inclue 200 millions de dollars en récents investissements sur cinq ans et 40 millions de dollars par la suite pour les services de prévention et de traitement de la toxicomanie.
• Nous continuons d’appuyer les investissements à long terme
• qui améliorent la santé et le bien-être des autochtones.

Contexte :

Les communautés autochtones à l’échelle du Canada sont touchées de façon disproportionnée par la crise des opioïdes; cela est tout particulièrement le cas des Premières Nations de la Colombie Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario. Selon l’Assemblée des Premières Nations, la crise a pris des proportions épidémiques dans certaines communautés des Premières Nations, où de 43 % à 85 % des membres sont dépendants aux opiacés (Assemblée des Premières Nations, résolutions nos 82/2016 et 68/2017). Au printemps 2017, le ministère des Services aux Autochtones Canada a commencé à faire le suivi des cas de surdoses d’opioïdes présumées dans 153 communautés participantes des Premières Nations. Il continue de travailler avec des partenaires de partout au pays pour améliorer la collecte de données et la reddition de comptes ainsi que pour mieux comprendre la façon dont cette crise touche différentes populations.
Le gouvernement du Canada a annoncé d’importants investissements pour aider à régler la crise. Le budget de 2018 prévoit 200 millions de dollars sur cinq ans (de 2018-2019 à 2022-2023) et 40 millions de dollars par année par la suite pour appuyer de nouveaux investissements dans les services de prévention et de traitement des problèmes de consommation de substances auprès des Premières Nations et des Inuits, ce qui comprend des fonds pour lutter contre la crise des opioïdes actuelle. L’investissement permettra de soutenir jusqu’à : 25 autres sites de thérapie agoniste opioïde offrant des services complémentaires; une autre 75 des activités sur le terrain; services améliorés dans un réseau de 45 centres de traitement financés par le gouvernement fédéral; et, des rénovations majeures à plus de 20 de ces centres. Services aux Autochtones Canada a alloué près de 650 millions de dollars en 2021-2022 pour la prise de mesures adaptées à la culture visant à soutenir le mieux-être mental des Premières Nations et Inuit, notamment la prestation de traitement, la réduction des facteurs de risque, la promotion de facteurs de protection et l’amélioration des résultats de santé associés au mieux­être mental.
Services aux Autochtones Canada offre plusieurs services pour traiter la toxicomanie problématique.
1. Dans le cadre du Programme des services de santé non assurés (SSNA), une couverture est offerte aux Premières nations inscrites et aux Inuits reconnus pour:
• La méthadone, buprénorphine/naloxone (c.-à-d. Suboxone et génériques), injections de buprénorphine à libération prolongée, implants de buprénorphine, morphine orale à libération lente et traitement agoniste opioïde injectable (iOAT) pour le traitement des troubles liés à l'utilisation d'opioïdes. Pour promouvoir la sécurité des clients, les clients recevant ces traitements sont inscrits au programme de sécurité des clients.
• La naloxone, utilisée pour traiter les surdoses, à la fois par injection et par pulvérisation nasale (Narcan);
• Un approvisionnement en opioïdes plus sûr lorsqu'il respecte les paramètres de sécurité recommandés par le Comité consultatif sur les médicaments et les produits thérapeutiques des SSNA.
• Le transport médical des clients devant accéder à un traitement supervisé pour les troubles liés à la consommation d'opioïdes (p. ex. méthadone, suboxone). Le besoin continu de déplacement du client est examiné tous les six mois;
• Jusqu'à 22 heures de counseling professionnel en santé mentale tous les 12 mois, avec des heures supplémentaires au besoin.
2. En plus de la couverture offerte dans le cadre du programme des SSNA, dans les établissements où SAC fournit des services de soins primaires dans les communautés des Premières Nations, l'injection de naloxone est disponible pour l'administration par des professionnels de la santé afin d'inverser les effets d’une surdose. Il y a également un approvisionnement limité de naloxone en vaporisateur nasal (Narcan) dans les postes de soins infirmiers qui est disponible gratuitement pour les membres de la communauté. La naloxone injectable est inscrite dans le Formulaire du poste de soins infirmiers comme un médicament « essentiel ».

Renseignements supplémentaires :

Si l’on insiste sur l’urgence sanitaire liée aux opioïdes au Yukon
• Notre gouvernement s’est engagé à collaborer avec ses partenaires du Yukon pour répondre à l’urgence sanitaire liée aux opioïdes.

• En 2021-2022, Services aux Autochtones Canada a accordé 8,2 millions de dollars à des partenaires autochtones au Yukon pour maintenir des services adaptés à la culture, qui tiennent compte des traumatismes et qui sont dirigés par des Autochtones, en vue d’améliorer le mieux-être mental et de concevoir conjointement des stratégies de santé mentale et de mieux-être fondées sur les distinctions.

• Dans le cadre du budget de 2022, le gouvernement du Canada investit 227 millions de dollars sur deux ans pour continuer de soutenir les services et les stratégies de mieux-être mental partout au Canada.

Si l’on insiste sur la pandémie de COVID-19 et la consommation
• Nous reconnaissons que les communautés autochtones font face à des défis uniques dans la lutte contre la COVID-19 et la consommation.
• Le financement annoncé par le Canada pour les communautés autochtones dans le cadre de la réponse à la pandémie de COVID-19 peut être utilisé pour soutenir l’accès aux services de bien-être mental.
• La ligne d'aide Espoir pour le mieux-être continue d'offrir des services d'intervention en cas de crise par téléphone ou par clavardage, avec des investissements de capacité de pointe prévus pour des conseillers supplémentaires.
• Nous travaillons également avec des partenaires autochtones pour promouvoir des ressources supplémentaires pour les jeunes autochtones, et pour développer une plateforme en ligne pour soutenir les équipes communautaires de bien-être mental.

Si l’on insiste davantage sur l’accès limité aux communautés des Premières Nations durant la pandémie de COVID-19:
• Il est essentiel de soutenir le bien-être mental pendant et après la pandémie de COVID-19.

• Les services de traitement, de prévention et de suivi des toxicomanies se poursuivent dans la mesure du possible tout en respectant les mesures de santé publique.

• Des conseils, des soutiens culturels et d'autres formes de traitement sont disponibles via la télé-santé et les plateformes en ligne.

• Les centres de traitement et les programmes communautaires assurent également la disponibilité des médicaments pour la thérapie agoniste opioïde (TAO).

• Nous continuerons de travailler avec des partenaires pour nous assurer que des soutiens au mieux-être mental sont disponibles pour les communautés.

Si l’on insiste sur la pandémie de COVID 19 et les soutiens pour la santé mentale
• En août 2020, 82,5 millions de dollars ont été engagés pour soutenir les communautés autochtones au cours de la pandémie de COVID-19 pour la capacité de pointe et l'adaptation des services essentiels de bien-être mental.

• Nous travaillons avec des partenaires pour mettre en œuvre des approches de prestation de services comme la télé- et la vidéo-thérapie pour les services de toxicomanie et d'autres programmes existants.

• La ligne d’assistance Espoir pour le mieux-être continue d’offrir des services d’intervention en cas de crise par téléphone ou par clavardage. Des investissements supplémentaires ont été effectués pour des conseillers supplémentaires.

Suivi de la consommation d’opioïdes
• Notre gouvernement reconnaît que la crise d’opioïdes continue d’avoir des effets dévastateurs sur les communautés autochtones, et que la qualité des données est importante pour soutenir une approche globale visant à traiter la consommation problématique.

• Il y a des limites importantes au niveau des données sur la consommation au sein des communautés autochtones et nous nous efforçons de surmonter ces limites en collaboration avec nos partenaires.

• Nous continuerons de travailler avec les partenaires provinciaux et territoriaux et des Premières Nations et Inuits afin d’explorer collectivement des solutions à la crise des opioïdes.