Note pour la période des questions : Crise liée au suicide

About

Numéro de référence :
ISC-2023-QP-83434224
Date fournie :
21 juin 2023
Organisation :
Services aux Autochtones Canada
Nom du ministre :
Hajdu, Patty (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre des Services aux Autochtones

Réponse suggérée :

La prévention du suicide est une grande priorité des dirigeants,
des organismes et des communautés autochtones. C’est une
priorité que nous avons en commun.
• Nous restons déterminés à soutenir les démarches de
prévention du suicide et de promotion de la vie menées par les
Autochtones.
• Des sommes de 597,6 millions de dollars sur trois ans provenant
du budget de 2021 et de 227,6 millions de dollars sur deux ans
provenant du budget de 2022 sont prévues pour des approches
fondées sur les distinctions visant à répondre aux besoins et
aux priorités des communautés. Ces fonds serviront notamment
à améliorer et à développer les activités de prévention du
suicide et de promotion de la vie.

Contexte :

Les peuples autochtones au Canada sont plus susceptibles de souffrir de problèmes complexes de santé
mentale et de toxicomanie en raison de différents facteurs, dont les répercussions intergénérationnelles
des pensionnats et d’autres conséquences de la colonisation. Le suicide est un problème
particulièrement préoccupant dans certaines communautés, notamment dans le Nord et dans les régions
éloignées. L’état d’urgence a été déclaré dans plusieurs communautés en raison de crises sociales ou
liées à la santé mentale.
La prévention du suicide est depuis longtemps une priorité pour les communautés autochtones du
Canada. Les taux de suicide chez les jeunes Autochtones sont parmi les plus élevés au monde, bien qu’il
y ait des variations importantes d’une communauté à l’autre. Le gouvernement du Canada reconnaît que
les causes profondes du suicide des Autochtones sont complexes et sont liées au mieux-être des
personnes, des familles et des communautés, aux séquelles de la colonisation et aux déterminants
sociaux de la santé, comme l’autodétermination, la continuité culturelle, le logement, l’emploi et le revenu
dans les communautés.
Services aux Autochtones Canada travaille en étroite collaboration avec des partenaires autochtones
nationaux, régionaux et communautaires et s’appuie sur des documents clés élaborés par des
partenaires autochtones, à savoir le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations, le
cadre Honorer nos forces et la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les Inuit.
Pour faire face aux taux élevés de suicide dans certaines communautés autochtones, le gouvernement
du Canada appuie diverses initiatives axées sur la promotion de la vie et la prévention du suicide,
notamment la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être, la Stratégie nationale de prévention du suicide
chez les Inuit, la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les jeunes Autochtones et le Fonds
Youth Hope. La Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être offre en tout temps, 24 heures sur 24, 7 jours
sur 7, des services immédiats d’intervention en cas de crise adaptés sur le plan culturel aux Premières
Nations et aux Inuit (1-855-242-3310 ou clavardage en ligne sur espoirpourlemieuxetre.ca), en français et
en anglais, de même qu’en cri, en ojibwé et en inuktitut.
Ces initiatives comprennent des investissements pour la promotion de la vie, notamment le financement
de projets de promotion de la vie menés par de jeunes Autochtones dans le cadre du Fonds Youth Hope
et de partenaires clés comme We Matter, Thunderbird Partnership Foundation et Porteurs de plumes.
We Matter est un organisme dirigé par de jeunes Autochtones qui se consacre au soutien des jeunes
Autochtones, à la diffusion de messages d’espoir et à la promotion de la vie. Il soutient la jeunesse
autochtone par l’intermédiaire de mentorats pour les jeunes leaders, de financement pour des projets
menés par des jeunes, de campagnes efficaces sur les médias sociaux et des trousses d’outils pour
aider les jeunes à surmonter des situations difficiles. Ces programmes ont une incidence positive sur la
jeunesse autochtone partout au Canada. Par exemple, des trousses d’outils ont été distribuées à des
communautés dans chaque province et territoire, y compris aux communautés en crise.
La Thunderbird Partnership Foundation mène également des travaux sur la promotion de la vie,
notamment en examinant le rôle des déterminants sociaux de la santé et en élaborant une boîte à outils
pour la promotion de la vie.
Porteurs de plumes : Leadership pour la promotion de la vie vise la mobilisation communautaire et la
collaboration afin de créer des dirigeants communautaires en matière de promotion de la vie et de
prévention du suicide. L’organisme valorise la relation avec la terre, soutient les communautés
autochtones à la recherche de ressources sur la prévention du suicide, s’adresse au coeur et à l’esprit
des personnes travaillant avec les Premières Nations, les Métis et les Inuit exposés à un risque de décès
prématuré et épaule les survivants du suicide. Porteurs de plumes met à contribution les connaissances
et l’expérience de l’ensemble de la communauté, en s’appuyant sur les valeurs et la conviction que la vie
vaut la peine d’être vécue aujourd’hui. La formation mène les participants vers un changement de
paradigme, de la prévention du suicide à la promotion de la vie, et soutient la réflexion et la croissance
dans le cadre du parcours vers mino bimaadisiwin (vivre une bonne vie).
Nous reconnaissons également l’importance de réduire les facteurs de risque et de renforcer les facteurs
de protection pour la prévention du suicide en travaillant en étroite collaboration avec les partenaires
autochtones pour faire face à l’incidence des déterminants sociaux de la santé et d’autres facteurs. Par
exemple, un réseau de 45 centres de traitement des dépendances et de services de prévention
communautaires dans la majorité des communautés des Premières Nations et des Inuit du Canada
Le gouvernement du Canada a récemment fait d’importants investissements pour améliorer le mieux-être
mental dans les communautés autochtones, avec un investissement annuel approximatif de 650 millions
de dollars en 2022-2023. Ces investissements sont flexibles afin de répondre aux besoins immédiats des
communautés en matière de mieux-être mental en soutenant les initiatives communautaires de promotion
du mieux-être mental, les initiatives sur le terrain, la prévention du suicide, la promotion de la vie, les
interventions en cas de crise et les services de traitement et de prévention des dépendances dirigés par
des Autochtones et adaptés à leur culture dans les communautés autochtones. Ce financement permet
également d’offrir des mesures essentielles de soutien en matière de santé mentale et sur les plans
culturel et émotionnel aux anciens élèves des pensionnats et des externats fédéraux et à leurs familles
ainsi qu’aux personnes touchées par la disparition et l’assassinat des femmes et des filles autochtones.
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bénéficie d’un soutien continu pour traiter les problèmes de santé mentale découlant de la consommation
problématique de substances.
Le budget de 2021 prévoyait 597,6 millions de dollars sur trois ans pour les programmes sur le mieuxêtre
mental fondés sur les distinctions à l’intention des Premières Nations, les Inuit et les Métis. Cet
investissement comprend un financement renouvelé pour soutenir des services essentiels comme des
lignes d’écoute téléphonique, des services de soutien en santé mentale et des services de soutien
culturel et émotionnel pour les anciens élèves des pensionnats et des externats fédéraux ainsi que pour
les personnes touchées par la disparition et l’assassinat des femmes et des filles autochtones.
Le budget de 2022 prévoyait 227,6 millions de dollars sur deux ans, à partir de 2022-2023, pour des
services tenant compte des traumatismes, dirigés par les Autochtones et adaptés à la culture afin
d’améliorer le mieux-être mental, et pour soutenir les efforts lancés dans le cadre du budget de 2021.
Les investissements récents pour la prévention du suicide comprennent 50 millions de dollars sur 10 ans
avec 5 millions de dollars annuellement dans le cadre du budget de 2019 et 11 millions de dollars sur
deux ans dans le cadre du budget de 2022 pour la mise en oeuvre de la Stratégie nationale de prévention
du suicide chez les Inuit ainsi que 2,5 millions de dollars sur deux ans annoncés en décembre 2019 pour
la mise en oeuvre de la Stratégie de prévention du suicide chez les Premières Nations de la
Saskatchewan.
Contexte : Fort Chipewyan – Première Nation crie Mikisew et Première Nation des Chipewyans
d’Athabasca
La communauté de Fort Chipewyan, un hameau abritant trois communautés autochtones, se trouve à
environ 250 km en aval de la région des sables bitumineux de l’Athabasca, une importante zone de
développement industriel. La communauté n’a pas d’accès routier permanent au centre de services le
plus proche, qui se trouve à une distance de 240 à 320 kilomètres.
La Première Nation crie Mikisew est composée de neuf réserves et compte une population totale
enregistrée de 3 191 membres, dont 600 vivent à Fort Chipewyan. La Première Nation des Chipewyans
d’Athabasca comprend huit réserves et une population totale enregistrée de 1 312 membres. Un tiers
(400) de la population enregistrée vit à Fort Chipewyan.
La Première Nation crie Mikisew et la Première Nation des Chipewyans d’Athabasca sont membres du
Conseil tribal d’Athabasca.
Les Premières Nations ont plusieurs défis, notamment :
• D’importants problèmes de santé mentale, y compris un certain nombre récent de suicides et de
tentatives de suicide ainsi que des empoisonnements dus aux drogues.
• Les conséquences actuelles du déversement des sables bitumineux de Kearl, y compris les
inquiétudes concernant la salubrité de l’eau.
• L’incidence potentielle sur la santé de la vie en aval des sables bitumineux de l’Alberta et le
nombre de cas de cancer des voies biliaires qui serait « plus élevé que prévu », selon certaines
études. Le directeur exécutif régional de SAC de la région de l’Alberta s’est engagé à soutenir le
Conseil tribal d’Athabasca dans l’élaboration et la mise en oeuvre d’un plan d’action en réponse à
cette crise. L’équipe régionale de mieux-être mental de SAC en Alberta a travaillé avec diligence
pour établir des liens avec chacun des services de santé du Conseil tribal d’Athabasca afin de
déterminer les besoins immédiats liés à la crise et d’y répondre, notamment en envoyant le
consultant régional de l’équipe communautaire d’intervention en situation de crise liée au mieuxêtre
mental à Fort Chipewyan, en Alberta. Le bureau régional de SAC en Alberta rencontre des
hauts fonctionnaires du secteur des dépendances et de la santé mentale de l’Alberta Health
Services North Zone en vue de combler les lacunes connues en matière de services.

Renseignements supplémentaires :

Si l’on insiste sur les mesures prises
• Nous continuons d’investir dans les approches en matière de
mieux-être mental dirigées par les Autochtones, avec un
investissement annuel d’environ 650 millions de dollars.
• Cet investissement comprend le financement annoncé dans les
budgets de 2021 et de 2022 pour les programmes sur le mieuxêtre
mental fondés sur les distinctions à l’intention des
Premières Nations, les Inuit et les Métis.
• Nous savons que les causes du suicide dans les communautés
autochtones sont complexes et liées aux effets des
traumatismes intergénérationnels, au racisme et à la
discrimination qui existent toujours et aux inégalités sociales.
• Nous reconnaissons également l’importance de soutenir le
travail visant la promotion de la vie, notamment les projets
menés par de jeunes Autochtones et par des organismes
autochtones comme We Matter, Thunderbird Partnership
Foundation et Porteurs de plumes.

Si on l’insiste sur le soutien aux centres de traitement dans les territoires
- SAC reconnaît la valeur des pratiques de guérison indigènes en tant qu'élément important dans la fourniture de soins de santé culturellement pertinents.
- En 2019-20, SAC a engagé 47,5 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir la construction du Centre de rétablissement du Nunavut et 9,7 millions de dollars pour le financement des activités courantes.
En 2021-22 et 2022-23, SAC a versé à la Nation Dene des Territoires du Nord-Ouest un total de 341 000 $ pour la réalisation d'une étude de faisabilité et d'un plan d'affaires pour un pavillon de guérison des traumatismes dans la réserve de K'atl'odeeche.
SAC collabore avec les Premières nations du Yukon et le gouvernement du Yukon pour améliorer l'accès à des traitements culturellement sûrs, y compris une nouvelle analyse de rentabilisation d'un programme et d'une installation de programme et d'une installation de traitement dirigés par les Premières nations du Yukon.

Si l’on insiste sur la crise de santé mentale de Fort Chipewyan
• Nous sommes profondément préoccupés par la crise de santé
mentale qui touche la Première Nation crie Mikisew et la Première
Nation des Chipewyans d’Athabasca à Fort Chipewyan.
• Services aux Autochtones Canada communique régulièrement
avec les dirigeants et les administrateurs des communautés et
continuera à travailler avec les Nations, le Nunee Health Board, le
Conseil tribal d’Athabasca, le gouvernement de l’Alberta et tous les
partenaires concernés afin d’appuyer les Nations dans leurs efforts
pour remédier à la situation.

Si l’on insiste sur le soutien apporté aux communautés de Fort
Chipewyan
• Notre gouvernement est conscient de la situation à Fort
Chipewyan et travaille avec les Premières Nations, le Nunee
Health Board, le Conseil tribal d’Athabasca et les services de
santé de l’Alberta afin de déterminer les mesures à prendre.
• Les traumatismes intergénérationnels subis par les peuples des
Premières Nations à la suite de la colonisation et les disparités
dans les déterminants sociaux de la santé sont liés à des taux
plus élevés de toxicomanie, de suicide et de violence.
• Services aux Autochtones Canada reconnaît la nécessité
d’appuyer la force et la résilience des personnes, des familles et
des communautés autochtones pour lutter contre ce problème.

Si l’on insiste sur la COVID-19 et le mieux-être mental
• Nous reconnaissons que la pandémie de COVID-19 a eu de
profondes répercussions sur le mieux-être mental de
nombreuses communautés autochtones. Elle a notamment
amplifié les inégalités existantes et créé de nouvelles lacunes et
de nouveaux besoins.
• Les investissements récents réalisés par le gouvernement du
Canada aident les communautés autochtones à agir en fonction
de leurs priorités en matière de mieux-être mental, notamment
en ce qui a trait aux conséquences de la pandémie, à la
confirmation de l’existence de sépultures anonymes sur les
sites d’anciens pensionnats indiens et à la crise croissante des
opioïdes.

Si l’on insiste sur le soutien apporté au Nunavut
• Nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement
du Nunavut et Nunavut Tunngavik Incorporated pour répondre
aux besoins liés au mieux-être des Inuit dans le territoire.
• Dans le cadre de ce partenariat, nous versons 224,5 millions de
dollars sur 10 ans au titre de l’entente sur le mieux-être au
Nunavut pour la réalisation d’initiatives de mieux-être
communautaire.
• En 2020-2021, un financement de 19,9 millions de dollars a été
accordé au gouvernement du Nunavut et aux organismes
communautaires pour les équipes et les services de mieux-être
mental.

Si l’on insiste sur le soutien apporté aux territoires
• La santé et la sécurité des Premières Nations et des Inuit
sont l’une des plus grandes priorités du gouvernement.
• En 2020-2021, nous avons investi 40,4 millions de dollars pour
les programmes et services de santé mentale des
72 collectivités des Premières Nations et des Inuit dans les trois
territoires.
• Les gouvernements territoriaux sont responsables de la
prestation des soins de santé dans les territoires. Nous
travaillons en partenariat avec eux pour veiller à ce que les
Premières Nations et les Inuit aient accès à un soutien et à des
services adaptés sur le plan culturel, y compris à des activités
dans la nature.