Note pour la période des questions : Racisme systémique au Canada
About
- Numéro de référence :
- PCH-2023-QP-00123
- Date fournie :
- 31 oct. 2023
- Organisation :
- Patrimoine canadien
- Nom du ministre :
- Khera, Kamal (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la diversité, de l’inclusion et des personnes en situation de handicap
Réponse suggérée :
• Le gouvernement condamne le racisme sous toutes ses formes et investit dans des efforts visant à combattre le racisme systémique et la discrimination au Canada.
• Les données ventilées de Statistique Canada montrent que les différents groupes ont des défis et des expériences uniques en matière de racisme et de discrimination. Ceci est évident dans l'éventail des succès et des défis que les communautés rencontrent en matière d'emploi, d'éducation et de pauvreté. Leurs expériences sont la preuve du racisme systémique.
• C'est pourquoi nous prenons des mesures significatives pour bâtir une société plus inclusive en renouvelant et en renforçant la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme, en élaborant un Plan d'action du Canada de lutte contre la haine, ainsi qu'en augmentant le financement des programmes communautaires multiculturels dans tout le pays.
• Depuis 2019, plus de 200 millions de dollars ont été engagés dans le cadre de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme pour combattre le racisme systémique et la discrimination au Canada. Cela inclut les investissements dans le cadre des budgets 2022 et 2023 pour faire progresser davantage la Stratégie et lutter contre le racisme, y compris, mais sans s'y limiter, le racisme anti-autochtone, racisme anti-Noirs, racisme anti-asiatique, antisémitisme, islamophobie.
Contexte :
• Le recensement de 2016 indique qu’environ 27% de la population canadienne s’identifiait comme faisant partie d’une « minorité visible » ou comme personne autochtone.
• Le racisme systémique consiste en une culture organisationnelle, des politiques, des directives, des pratiques ou des procédures qui excluent, déplacent ou marginalisent certains groupes racisés, créent des barrières injustes bloquant l’accès à des avantages et à des opportunités valables, et qui ont pour effet de privilégier certains groupes et d'en désavantager d'autres.
• Bien que les personnes racialisées soient généralement plus susceptibles que leurs homologues non racialisées et non autochtones d'obtenir une licence ou un diplôme supérieur, une étude de Statistique Canada souligne qu'elles sont moins susceptibles de trouver des emplois offrant le même salaire et les mêmes avantages dans les années qui suivent l'obtention de leur diplôme. En particulier, deux ans après l'obtention de leur diplôme, les diplômés racialisés ont déclaré des revenus d'emploi et des taux de syndicalisation et de couverture par un régime de retraite inférieurs à ceux de leurs homologues non racialisés et non autochtones. Qualité des emplois en début de carrière des diplômés canadiens du baccalauréat appartenant à un groupe racisé, cohortes de 2014 à 2017 (statcan.gc.ca)
• Des taux de pauvreté plus élevés au sein de groupes démographiques spécifiques sont largement reconnus comme un signe de discrimination systémique, car ils reflètent des inégalités profondément ancrées dans l'accès à l'éducation, à l'emploi, au logement et aux soins de santé. Les personnes appartenant à des minorités visibles au Canada connaissent un taux de pauvreté plus élevé (12,1 %) que celles qui ne sont pas considérées comme des minorités visibles (6,6 %). Situation de pauvreté des personnes d’après la Mesure du panier de consommation, selon les groupes de minorités visibles et les caractéristiques démographiques : Canada, provinces et territoires, régions métropolitaines de recensement et agglomérations de recensement y compris les parties (statcan.gc.ca)
• La surqualification est l'un des facteurs cruciaux à prendre en compte lors de l'interprétation du niveau d'études supérieures par rapport au marché du travail, car elle reflète l'inadéquation potentielle entre le niveau d'études des individus et leur situation professionnelle actuelle, mettant souvent en évidence des problèmes systémiques sous-jacents et des pratiques discriminatoires. En moyenne, les minorités visibles sont plus susceptibles d'être surqualifiées pour leur emploi (22 %) que les minorités non visibles (10,8 %). Cette différence significative peut être révélatrice d'obstacles systémiques et de pratiques d'embauche discriminatoires qui font qu'il est plus difficile pour les personnes appartenant à des minorités visibles d'obtenir des emplois correspondant à leurs qualifications. Taux de surqualification, selon les groupes désignés comme minorités visibles et certaines caractéristiques sociodémographiques pour la population active employée âgée de 15 ans et plus dans les ménages privés, 2011 et 2016 (statcan.gc.ca)
• Selon l'enquête sociale générale de 2020 sur l'identité sociale, parmi les personnes ayant déclaré avoir été victimes de discrimination, la race et l'origine ethnique sont les raisons les plus fréquemment citées et les seules qui ont augmenté depuis le début de la pandémie.
• La pandémie a encore exacerbé les problèmes préexistants de racisme et de discrimination systémiques. Les groupes racisés ont été parmi les plus touchées par la pandémie en 2020. Plusieurs groupes présentaient des taux de chômage nettement supérieurs à la moyenne, notamment les Arabes (17,9 %), les Noirs (17,6 %), les Asiatiques du Sud-Est (16,6 %) et les Sud-Asiatiques (14,9 %), contre 9,4 % pour les personnes non désignées comme racisées ou autochtones (août 2020).
• Depuis sa création en octobre 2019, le Secrétariat fédéral de lutte contre le racisme (SFLCR) – nouvellement logé à Emploi et Développement social Canada depuis juillet 2023 - s'est engagé directement auprès de centaines de membres de communautés racisées, autochtones et minorités religieuses, et a mis en place des groupes de travail interministériels destinés à accroître la sensibilisation aux problèmes auxquels sont confrontées ces communautés afin de fournir des services mieux informés.
• En 2021, le gouvernement du Canada a également pris des mesures pour marquer des dates commémoratives clés pour la première fois dans notre histoire, notamment : Le 1 août 2021, le Canada a célébré pour la première fois le Jour de l'émancipation, marquant la fin de l'esclavage dans les colonies britanniques, y compris au Canada; et Le 30 septembre 2021 a marqué la toute première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation au Canada, consacrée à la commémoration publique des enfants disparus et des survivants des pensionnats, tout en reconnaissant l’impact douloureux et les séquelles intergénérationnelles que laisse ce système.
• Les données sur les crimes déclarés par la police au Canada en 2022 révèlent que l’Indice de gravité de la criminalité (IGC) est en hausse de 4 %, augmentant pour la deuxième année consécutive. En fait, 3 575 affaires de crimes haineux déclarées par la police se sont produites en 2022, ce qui représente une hausse de 7 % par rapport à l’année précédente. Le nombre de crimes haineux ciblant la race, l’origine ethnique et l’orientation sexuelle déclarés par la police a augmenté, tandis que ceux qui ciblaient les victimes selon la religion ont diminué.
Renseignements supplémentaires :
aucun