Note pour la période des questions : Réduction des méfaits dans les établissements du SCC
About
- Numéro de référence :
- PS-2023-1-QP-MPS-0005
- Date fournie :
- 13 févr. 2023
- Organisation :
- Sécurité publique Canada
- Nom du ministre :
- Mendicino, Marco (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la sécurité publique
Enjeu ou question :
Les médias diffusant de l’information au sujet de préoccupations exprimées par l’enquêteur correctionnel concernant les progrès réalisés par le Service correctionnel du Canada (SCC) en vue d’offrir des services de réduction des méfaits à plus grande échelle dans les pénitenciers fédéraux du Canada.
Réponse suggérée :
•La crise des opioïdes qui sévit actuellement a une incidence tragique sur la population canadienne partout au pays, et les personnes qui résident dans nos établissements fédéraux n’y font pas exception.
•L’une des principales priorités du Service correctionnel du Canada est de veiller à ce que les délinquants incarcérés aient accès à des soins de santé sécuritaires de qualité axés sur le patient.
•Pour aider à sauver des vies et à prévenir la propagation de maladies infectieuses, au cours des dernières années, le Service a instauré un certain nombre de mesures de réduction des méfaits afin de mieux appuyer les personnes aux prises avec des troubles liés à la consommation problématique de substances.
•Cela comprend le traitement par agonistes opioïdes, l’élargissement du Programme d’échange de seringues dans les prisons et l’établissement du seul Service de prévention des surdoses en prison dans le monde.
•La santé mentale et la consommation problématique de substances sont d’abord et avant tout des problèmes de santé, et nous continuons à nous efforcer d’éliminer la stigmatisation tout en offrant des traitements efficaces et appropriés.
•Le Service a continué d’offrir ces services tout au long de la pandémie de COVID-19 et a repris ses efforts en vue de la mise en œuvre du Programme d’échange de seringues dans les prisons et du Service de prévention des surdoses dans d’autres unités opérationnelles du pays.
Contexte :
Au cours de la dernière décennie, 46 détenus au Canada sont morts d’une surdose soupçonnée dans les établissements fédéraux. En outre, 728 personnes ont fait une surdose non mortelle entre avril 2011 et mars 2022.
Les initiatives de traitement et de réduction des méfaits du SCC comprennent les suivantes
•des programmes ciblant la consommation problématique de substances;
•un accès au programme de traitement par agonistes opioïdes (TAO);
•un accès au Programme d’échange de seringues dans les prisons (PESP) et au Service de prévention des surdoses (SPS);
•un accès à de la naloxone dans les unités résidentielles;
•une formation sur l’approche d’autogestion et de rétablissement (SMART);
•des programmes et du soutien par les pairs pour les détenus aux prises avec une dépendance aux opioïdes;
•des aiguillages vers des programmes communautaires offerts par Narcotiques Anonymes;
•un accès à des trousses de naloxone à emporter au moment de la mise en liberté dans la collectivité.
•Prophylaxie pré-exposition au VIH
À ce jour, le Programme d’échange de seringues dans les prisons (PESP) a été mis en oeuvre dans neuf établissements fédéraux : l’Établissement pour femmes Grand Valley, l’Établissement de l’Atlantique, l’Établissement de la vallée du Fraser pour femmes, l’Établissement d’Edmonton pour femmes, l’Établissement Nova pour femmes, l’Établissement Joliette, l’Établissement de Joyceville (sécurité minimale), l’Établissement de Mission (sécurité moyenne) et le Pénitencier de Dorchester.
De plus, le SCC a mis en oeuvre le Service de prévention des surdoses (SPS) en juin 2019 à
l’Établissement de Drumheller. Il s’agit de l’unique centre de consommation supervisée en prison connu dans le monde.
L’Établissement de Warkworth, l’Établissement de Bowden, l’Établissement de Collins Bay et l’Établissement de Springhill ont été désignés comme d’éventuels emplacements aux fins de l’expansion du PESP et du SPS, mais la mise en oeuvre de ces programmes dans d’autres unités
opérationnelles a été retardée par la pandémie de COVID-19. Le SCC a continué d’offrir le PESP et le SPS tout au long de la pandémie de COVID-19 et a maintenant repris les travaux, y compris les consultations continues, en vue de la mise en oeuvre du PESP dans d’autres unités opérationnelles du pays.
Avant qu’une personne puisse participer au PESP, le SCC doit effectuer une évaluation de la menace et des risques afin de confirmer qu’il est convenable de permettre à la personne de posséder une aiguille semblable à celle actuellement utilisée pour les EpiPen et l’insuline. Le SCC demeure résolu à mettre en oeuvre le PESP et le SPS dans un plus grand nombre d’établissements à l’échelle du pays en menant des consultations exhaustives auprès des patients, des employés et des partenaires syndicaux. À ce jour, nous avons mis à jour l’information visant à promouvoir les bienfaits pour la santé du PESP et du SPS et nous avons offert de la formation aux membres du personnel de la santé du SCC afin d’approfondir leur compréhension de la consommation de substances et de la stigmatisation. La mise en oeuvre de plusieurs initiatives ciblant les populations de détenus sous notre responsabilité afin de prévenir et de gérer la consommation de drogues, y compris d’opioïdes, témoigne de notre engagement envers les personnes dont nous avons la charge.
Renseignements supplémentaires :
aucun