Note pour la période des questions : Programme d’échange de seringues dans les prisons
About
- Numéro de référence :
- PS-2025-QP-00012
- Date fournie :
- 9 sept. 2025
- Organisation :
- Sécurité publique Canada
- Nom du ministre :
- Anandasangaree, Gary (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la sécurité publique
Réponse suggérée :
• Partout au pays, la population canadienne est touchée par la crise tragique des opioïdes qui continue de faire des ravages, et les personnes qui résident dans les établissements fédéraux ne font pas exception à la règle.
• Le Programme d’échange de seringues en prison (PESP) est un programme de réduction des méfaits qui vise à limiter la transmission de maladies infectieuses, telles que le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et l’hépatite C (VHC).
• Le programme permet de réduire les risques pour la santé et la sécurité des autres détenus, du personnel et des membres de la collectivité.
• Des mesures de protection appropriées ont été mises en place dans chaque établissement afin de garantir que les trousses du PESP sont stockées et comptabilisées en toute sécurité à tout moment.
• Une évaluation des menaces et des risques (EMR) est réalisée pour examiner toutes les demandes de participation afin de garantir la sécurité du personnel, des détenus et de l'établissement.
• Aucune agression touchant des membres du personnel ou des détenus n’a été signalée en lien avec le programme.
Contexte :
La prévalence de la consommation problématique d’alcool et de substances au moment de l’admission dans les établissements fédéraux est estimée à 61 % chez les hommes et à 61,6 % chez les femmes, et elle est plus élevée chez les hommes autochtones (85,2 %) et les femmes autochtones (85,7 %). Les recherches du Service correctionnel Canada (SCC) révèlent également que plus de 50 % des hommes admis déclarent avoir un problème de consommation actuel, et que la majorité (68 %) présentent un trouble de santé mentale concomitant.
Environ 20 à 22 % des hommes et 27 à 29 % des femmes déclarent des antécédents de consommation de drogues par injection. Cette constatation est cohérente avec plusieurs activités de recherche et de surveillance (par exemple: Sondage sur la santé de 2022, évaluations normalisées à l’admission et dossiers médicaux).
Le sondage sur la santé de 2022 du SCC a trouvé que les personnes qui consomment des drogues par injection sont dix fois plus susceptibles de contracter l’hépatite C (VHC) en détention. Au SCC, 47 % de toutes les nouvelles infections au VHC sont associées à l’injection de drogues.
Services de traitement de la toxicomanie au SCC
L’approche de réduction des méfaits du SCC cadre avec la Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances du gouvernement du Canada et les recommandations de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, traitant la consommation de substances comme un problème de santé. Le SCC offre un éventail de services de traitement de la toxicomanie, y compris des mesures de réduction des méfaits, des traitements, de la psychoéducation et du soutien au rétablissement afin de promouvoir le bien-être général.
Parmi les mesures de réduction des méfaits mises en place par le SCC, notons le traitement par agonistes opioïdes, le Programme d’échange de seringues dans les prisons (PESP), le Service de prévention des surdoses (SPS), le programme de formation sur la maîtrise de soi et le rétablissement (SMART) et d’autres services de soutien par les pairs et de réduction des méfaits (p. ex. vaporisateur nasal de naloxone, bandelette de détection du fentanyl, etc.).
Une évaluation des menaces et des risques (EMR) est réalisée dans le cadre de l’examen des demandes de participation au PESP pour assurer la sécurité du personnel, des détenus et de l’établissement. Une EMR sert à examiner les facteurs qui peuvent compromettre la gestion du détenu, la sécurité d’autrui et la sécurité de l’unité opérationnelle. Il s’agit du même modèle que pour la distribution d’EpiPens® et de seringues d’insuline. Des mesures de protection appropriées ont été mises en place dans chaque établissement pour veiller à ce que les trousses du PESP soient comptabilisées adéquatement et entreposées de façon sécuritaire en tout temps.
En date d’août 2025, le PESP a été mis en œuvre dans 13 établissements à l’échelle du pays. Le SCC envisage la possibilité d’étendre la mise en œuvre à d’autres établissements, en fonction des besoins de la population carcérale.
Renseignements supplémentaires :
aucun