Note pour la période des questions : Alerte lointaine et le contrôle aérien par moyens aéroportés
About
- Numéro de référence :
- PSPC-2026-QP-00029
- Date fournie :
- 1 juin 2026
- Organisation :
- Services publics et Approvisionnement Canada
- Nom du ministre :
- Fuhr, Stephen (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Secrétaire d’état (approvisionnement en matière de défense)
Enjeu ou question :
Le 27 mai 2026, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il entame des discussions avec Saab de Suède en tant que fournisseur privilégié pour la capacité d’alerte lointaine et de contrôle aérien par moyens aéroportés (AEW&C).
Bien que l’AEW&C constitue une capacité essentielle pour la souveraineté dans l’Arctique et la modernisation du NORAD, des questions ont été soulevées concernant les échéanciers d’approvisionnement, les pressions liées aux coûts, les partenariats étrangers, l’interopérabilité et la capacité de la main-d’œuvre.
L’AEW&C représente un investissement transformationnel qui dotera le Canada, pour la première fois, d’une capacité nationale d’alerte avancée aéroportée. Cet investissement renforcera la souveraineté dans l’Arctique, soutiendra le NORAD, créera des emplois et générera des retombées industrielles.
Réponse suggérée :
- Le projet d’AEW&C fournira au Canada une capacité essentielle et souveraine de surveillance et de commandement par moyens aéroportés, renforçant la souveraineté dans l’Arctique et la défense continentale
- Le Canada fait progresser les discussions avec Saab en tant que fournisseur privilégié, ce qui représente une étape importante, tout en poursuivant la diligence raisonnable
- L’engagement avec un fournisseur privilégié permet une évaluation approfondie des considérations techniques, opérationnelles et économiques et ne constitue pas un engagement d’achat
- La solution proposée s’appuie sur un aéronef construit au Canada, soutenant les emplois, la croissance industrielle et les chaînes d’approvisionnement au pays
- L’AEW&C améliorera la capacité du Canada à détecter, suivre et contrer les menaces émergentes tout en renforçant son rôle au sein du NORAD
- L’initiative reflète une approche équilibrée : collaborer avec des alliés de confiance tout en maximisant les retombées économiques et industrielles pour les Canadiens
- Le Canada adopte une approche prudente et fondée sur des données probantes pour garantir la capacité adéquate, un bon rapport qualité-prix et des résultats à long terme
Contexte :
Le projet d’AEW&C établira une nouvelle capacité pour les Forces armées canadiennes (FAC), en fournissant à l’Aviation royale canadienne des fonctions de commandement, de contrôle et de surveillance aéroportés dont le Canada ne dispose pas actuellement.
À l’heure actuelle, le Canada s’appuie sur une combinaison de radars terrestres, de satellites, d’aéronefs de patrouille maritime et de plateformes AEW&C alliées pour surveiller son espace aérien, particulièrement dans l’Arctique. Cette approche peut limiter la connaissance de la situation en temps réel et de façon persistante, surtout dans les vastes régions nordiques éloignées.
Les aéronefs AEW&C, souvent décrits comme des « centres de commandement volants », utilisent des radars avancés et des suites de capteurs pour détecter, suivre et identifier des menaces aériennes et de surface à longue portée, tout en coordonnant les interventions avec les chasseurs et d’autres moyens. Ces systèmes constituent un élément central de la défense aérienne moderne et des opérations du NORAD.
Le projet d’AEW&C est un élément clé de la modernisation du NORAD et répond à un environnement de menace en constante évolution, comprenant des missiles de croisière avancés, des aéronefs à long rayon d’action et des technologies émergentes dans les domaines aériens, maritime et terrestre. Il améliorera considérablement la capacité du Canada à détecter les menaces plus tôt, à réagir plus rapidement et à fonctionner efficacement dans l’Arctique et dans d’autres régions éloignées.
Le projet est actuellement à la phase d’analyse des options, au cours de laquelle le Canada évalue les exigences en matière de capacités, les coûts, les retombées industrielles et les considérations d’interopérabilité. Le 27 mai 2026, le gouvernement a annoncé son intention d’entamer des discussions avec Saab à titre de fournisseur privilégié afin d’approfondir ces éléments. Cette étape permet une analyse plus détaillée, mais ne constitue pas une décision d’approvisionnement.
L’initiative est menée par l’Agence de l’investissement pour la défense et s’inscrit dans la Stratégie industrielle de défense du Canada. Dans le cadre BÂTIR–COLLABORER–ACHETER, l’AEW&C reflète l’approche COLLABORER, misant sur la coopération avec des alliés de confiance tout en soutenant l’industrie canadienne, l’innovation et la croissance économique. Le soutien aux travailleurs canadiens constitue un objectif clé. L’aéronef est fabriqué au Canada, et le projet devrait comprendre des travaux de mission, des emplois hautement qualifiés et la participation d’entreprises canadiennes, renforçant ainsi l’industrie nationale.
La solution proposée GlobalEye repose sur l’aéronef Bombardier Global 6500 fabriqué au Canada, créant des possibilités de production nationale, d’emplois hautement spécialisés, de transfert de technologie et d’intégration aux chaînes d’approvisionnement mondiales de l’aérospatiale. Cela permet au Canada d’obtenir la capacité dont il a besoin tout en renforçant son propre secteur aérospatial.
L’AEW&C représente une capacité transformationnelle qui renforcera la souveraineté du Canada, améliorera ses contributions au NORAD et sa capacité à faire face aux défis de sécurité émergents au pays et à l’étranger.
Si l’on insiste sur les coûts :
- le Canada adopte une approche rigoureuse et progressive, et aucune décision finale d’approvisionnement n’a été prise. Toutes les options sont évaluées avec soin afin d’assurer le meilleur rapport qualité-prix pour les Canadiens
- l’AEW&C est une capacité fondamentale qui permet de maximiser les retombées d’autres investissements majeurs en fournissant une alerte précoce, une connaissance de la situation et une gestion des opérations essentielles
- il s’agit non seulement d’un investissement en défense, mais aussi d’un investissement dans l’industrie canadienne, fondé sur un aéronef fabriqué au Canada et soutenant des emplois hautement spécialisés, l’innovation et les chaînes d’approvisionnement
- le coût doit être envisagé dans le contexte de l’évolution des menaces, notamment dans l’Arctique et en Amérique du Nord. L’AEW&C améliore la détection et la réponse précoces, ce qui contribue à éviter des coûts plus élevés ultérieurement
- le projet sera géré dans le cadre d’une planification à long terme des immobilisations afin d’assurer son abordabilité et son alignement sur les priorités de défense et budgétaires du Canada
Si l’on insiste sur le processus :
- le Canada suit un processus d’approvisionnement rigoureux et progressif, débutant par une analyse des options afin de garantir la capacité, la valeur et les résultats appropriés avant toute décision
- le Canada collabore régulièrement avec des alliés de confiance pour accéder à des capacités avancées tout en maximisant les retombées au pays. Dans ce cas, la plateforme est construite au Canada et l’approche devrait générer des emplois, de la participation industrielle et du transfert de technologie
- la désignation de Saab comme fournisseur privilégié permet une diligence raisonnable accrue, notamment l’évaluation des exigences techniques, des coûts, de l’interopérabilité et des retombées économiques. Cela ne constitue pas un engagement d’achat
- cette approche permet de réduire les risques en amont, d’éviter des modifications coûteuses ultérieurement et d’assurer l’alignement avec les besoins opérationnels et les responsabilités financières
- le projet est dirigé par l’Agence de l’investissement pour la défense, qui vise à simplifier les processus, réduire les délais et accélérer la mise en œuvre des capacités essentielles
- toutes les décisions demeureront assujetties à une surveillance appropriée, à des considérations de rapport qualité-prix et aux processus d’approbation du gouvernement
Renseignements supplémentaires :
L’AEW&C fournira à l’Aviation royale canadienne (ARC) une capacité souveraine de commandement, de contrôle, de communications, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (C4ISR) par moyens aéroportés
- Elle permettra au Canada :
- de détecter, suivre et contrer des menaces aériennes, maritimes et de surface à longue portée;
- d'assurer le contrôle des chasseurs et la gestion des opérations de combat; et
d’enforcer les contributions aux missions d’alerte et de contrôle aérospatiaux (AWAC) du NORAD
Le Canada se trouve actuellement à la phase d’analyse des options; l’engagement avec Saab ne constitue pas une décision d’approvisionnement
- Portée prévue du projet :
- approvisionnement et maintien en puissance d’une flotte d’aéronefs AEW&C (quantités à déterminer), ainsi que les infrastructures et les ressources humaines
les infrastructures comprennent : Hangars pour aéronefs, installations d’escadron, centre de soutien des missions, infrastructure de sécurité conforme au niveau de traitement 3, installations de formation et de simulation, installations de soutien logistique, installations de stockage de carburant, installations d’hébergement sur la base pour le personnel additionnel
Amplitude du financement :
supérieure à 5 milliards de dollars, conformément au Plan d’investissement de la Défense
Solution GlobalEye de Saab :
- basée sur l’aéronef Bombardier Global 6500 fabriqué au Canada
intègre des radars avancés, des capteurs passifs et des systèmes de mission
Conforme à la Stratégie industrielle de défense et au cadre BÂTIR–COLLABORER–ACHETER (approche COLLABORER)
- Retombées attendues :
- production nationale et intégration pour des missions (« missionisation »)
- emplois hautement spécialisés
transfert de technologie et participation de l’industrie
L’AEW&C améliorera considérablement la connaissance de la situation et la portée opérationnelle, particulièrement dans l’Arctique et les régions éloignées