Note pour la période des questions : Écart salarial entre les genres et participation économique

About

Numéro de référence :
WAGE - 2022-QP-005
Date fournie :
13 sept. 2022
Organisation :
Femmes et Égalité des genres Canada
Nom du ministre :
Monsef, Maryam (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre des Femmes et de l’Égalité des genres

Enjeu ou question :

Pourquoi l’écart salarial entre les genres persiste-t-il et pourquoi les femmes sont-elles toujours plus exposées à l’instabilité économique?

Réponse suggérée :

• En 2021, les femmes gagnaient 88 cents pour chaque dollar gagné par les hommes, soit 1 cent de moins qu’en 2020, ce qui nous montre à quel point nos progrès en matière d’égalité des genres peuvent être fragiles et combien il faut poursuivre notre travail en matière d’équité économique.

• C’est pourquoi le gouvernement du Canada s’est engagé à faire progresser la participation des femmes à l’économie au moyen d’un certain nombre d’investissements clés, dont les suivants :
o 30 milliards de dollars sur cinq ans pour mettre en place un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants;
o 115 millions de dollars sur cinq ans pour élargir le Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers, qui réduit les obstacles à la pleine participation des nouvelles arrivantes et nouveaux arrivants au marché du travail, sous la direction d’Emploi et Développement social Canada;
o 84,2 millions de dollars sur quatre ans pour doubler le financement du Programme pour la formation et l’innovation en milieu syndical afin d’aider les apprenties et apprentis de groupes sous représentés à amorcer des carrières dans les métiers spécialisés et à y réussir, sous la direction d’Emploi et Développement social Canada;
o Adoption d’une loi proactive sur l’équité salariale, en 2018, avec un règlement sur l’équité salariale qui est entré en vigueur en août 2021 afin de créer un régime garantissant que les femmes et les hommes employés dans des lieux de travail sous réglementation fédérale reçoivent un salaire égal pour un travail de valeur égale.

Contexte :

Investissement
• Depuis 2015, dans le cadre du Programme de promotion de la femme, Femmes et Égalité des genres Canada a investi en tout 130,9 millions de dollars dans 256 projets visant à améliorer la participation et la prospérité économiques des femmes.

• Dans le cadre du Fonds de réponse et de relance féministes de 100 millions de dollars, des fonds sont versés à la réalisation de 246 projets soutenant la sécurité économique des femmes et permettant de créer des partenariats pour s’attaquer aux problèmes systémiques.

Résultats
• En 2020-2021, les projets financés dans le cadre du Programme de promotion de la femme ont mené à la création et à la diffusion de 153 différentes ressources visant à mieux faire connaître les services et les soutiens disponibles et la façon d’y accéder. D’autres projets ont mis en relation les femmes et les services. Grâce à ces projets, 368 229 femmes ont eu accès à des services et des soutiens qui ont amélioré leurs perspectives d’études ou d’emploi, ou rehaussé leur santé ou leur niveau de bien être.

• En outre, 84 % des projets de cette catégorie ont amélioré les connaissances et les compétences des gens afin de favoriser des résultats plus équitables pour les femmes. Grâce à ces ressources et ateliers de formation, près de 370 000 personnes ont acquis des compétences et des connaissances pour créer des conditions plus équitables pour les femmes dans divers domaines.

Exemples de projets
• En 2021, Femmes et Égalité des genres Canada a versé un million de dollars à Connecture Canada afin de renforcer la diversité au sein d’entreprises et organismes canadiens et d’aider les entreprises à identifier les femmes noires qualifiées et à ainsi surmonter les obstacles systémiques existants. Ce projet mettra en valeur des entreprises et des organismes qui contribuent à l’avancement des femmes noires. Le projet se terminera en 2024.
• Entre 2018 et 2022, le Conseil d’adoption du Canada a reçu 602 500 dollars pour se pencher sur les principales politiques qui créent des obstacles systémiques pour les jeunes femmes qui, dans cinq provinces et territoires, ne sont plus prises en charge par le régime des familles d’accueil en raison de leur âge. Au nombre de ces obstacles, signalons les lacunes dans la planification de la permanence des services d’aide à l’enfance, l’éducation, l’emploi, le logement, les soins de santé et le système de justice.

• La Calgary Immigrant Women’s Association a entrepris un projet visant à accroître l’accès des immigrantes travaillant dans l’industrie des services de restauration à des services alternatifs de garde d’enfants à des prix abordables. L’organisme proposait des services de garde gratuits, grâce auxquels 43 % des femmes sont passées à un travail à temps plein, 29 % ont reçu des promotions et 14 % ont réintégré le marché du travail.

CONTEXTE
• Un certain nombre de facteurs peuvent entraver la capacité des femmes à gagner un revenu, ce qui contribue à l’écart salarial entre les sexes. Au nombre de ces facteurs, signalons les suivants :
o la répartition des femmes et des hommes entre les secteurs, où les professions libérales à prédominance masculine sont généralement associées à des salaires moyens beaucoup plus élevés;
o des options insuffisantes en matière de garde d’enfants ou de soins aux personnes âgées, ce qui amène les femmes à prodiguer plus de soins non rémunérés et à disposer de moins de temps pour un travail rémunéré, et donc à avoir un travail à temps partiel ou temporaire;
o la « pénalité sur les gains de la maternité », car les mères adaptent leur participation au marché du travail en fonction des responsabilités parentales qu’elles doivent assumer;
o les normes et partis pris sociétaux qui influencent la valeur des emplois et des salaires, le travail effectué par les femmes étant sous-estimé;
o après avoir pris en compte ces facteurs, près de deux tiers de l’écart salarial entre les sexes restent inexpliqués en raison de facteurs inobservables (par exemple, les préjugés, la discrimination).

• Entre 2020 et 2021, l’écart salarial entre les sexes s’est creusé d’un pourcent. Cela peut s’expliquer par le fait qu’un plus grand nombre de femmes ont perdu leur emploi pendant la pandémie, par le fait qu’elles ont temporairement travailler à temps partiel plutôt qu’à temps plein, ou par les pertes d’emplois dans les secteurs mieux rémunérés et les gains d’emplois dans les secteurs moins bien rémunérés pendant la COVID.

• Les facteurs intersectionnels révèlent des écarts salariaux encore plus grands. En 2018, lorsque l’on compare les salaires horaires moyens du personnel à temps partiel et du personnel à temps plein, les femmes autochtones gagnaient 80 cents pour chaque dollar gagné par les hommes, tandis que les immigrantes gagnaient 82 cents pour chaque dollar gagné par les hommes.

• Autres mesures d’aide du gouvernement :
o une loi visant à établir un régime proactif d’équité salariale, qui crée un régime garantissant que les femmes et les hommes qui travaillent dans les milieux de travail sous réglementation fédérale reçoivent un salaire égal pour un travail de valeur égale;
o des mesures de transparence salariale, qui fourniront aux Canadiennes et aux Canadiens plus d’information sur les pratiques salariales des employeuses et employeurs sous réglementation fédérale, notamment en convertissant l’information salariale existante déclarée par les employeurs sous réglementation fédérale en vertu de la Loi sur l’équité en matière d’emploi en un contenu en ligne plus convivial, en mettant en évidence les écarts salariaux existants.

Renseignements supplémentaires :

aucun