Note pour la période des questions : Écart salarial entre les sexes et participation économique
About
- Numéro de référence :
- WAGE - 2022-QP-018
- Date fournie :
- 13 sept. 2022
- Organisation :
- Femmes et Égalité des genres Canada
- Nom du ministre :
- Monsef, Maryam (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre des Femmes et de l’Égalité des genres
Enjeu ou question :
Pourquoi l’écart salarial entre les sexes persiste-t-il et pourquoi les femmes sont-elles toujours plus exposées à l’instabilité économique?
Réponse suggérée :
• La pandémie de COVID-19 a amplifié les disparités socio-économiques déjà existantes.
• De nombreuses femmes et personnes 2ELGBTQQIA+ au Canada continuent à vivre dans la pauvreté et à se heurter à des obstacles à la sécurité économique.
• Les efforts du gouvernement pour sortir un plus grand nombre de personnes de la pauvreté et s’attaquer à l'insécurité du logement sont notamment les suivants :
o une stratégie nationale du logement pour relever les défis dans tout le continuum du logement;
o une stratégie de lutte contre l’itinérance, Vers un chez soi;
o une stratégie de réduction de la pauvreté;
o 30 milliards de dollars de financement pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants.
Contexte :
Investissement
• Depuis 2015, dans le cadre du Programme de promotion de la femme, Femmes et Égalité des genres Canada a investi plus de 130,9 millions de dollars pour appuyer la réalisation de 250 projets liés à la sécurité économique et l’abordabilité.
Résultats
• En 2020-2021, les projets financés dans ce domaine ont mené à la création et à la diffusion de 150 ressources différentes pour mieux faire connaître les services et les soutiens disponibles et la façon d’y accéder. Grâce à ces projets, 368 229 femmes ont eu accès à des services et des soutiens qui ont amélioré leurs perspectives d’études ou d’emploi, ou rehaussé leur santé ou leur niveau de bien être.
• En outre, 84 % des projets de cette catégorie ont amélioré les connaissances et les compétences des gens afin de favoriser des résultats plus équitables pour les femmes. Grâce à ces ressources et ateliers de formation, près de 370 000 personnes ont acquis des compétences et des connaissances pour créer des conditions plus équitables pour les femmes dans divers domaines.
Exemples de projets
• Oxfam Canada a reçu 558 331 $ pour un projet de 27 mois visant à informer et à développer des réponses de rétablissement pandémique qui abordent les obstacles intersectionnels à l'accessibilité, l'abordabilité, la qualité et l'inclusion de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants. Oxfam Canada aidera les femmes à se rétablir économiquement des impacts actuels du COVID-19 en faisant avancer les changements de politique pour accroître l'accès des groupes sous-représentés à l'apprentissage et à la garde des jeunes enfants.
• Le Centre canadien de politiques alternatives a reçu 358 597 $ pour réaliser un projet de recherche et de mobilisation des connaissances d'une durée de 30 mois visant à créer un tableau de bord de l'emploi des femmes, à mener des études de cas qui fournissent des informations riches et détaillées sur les expériences des femmes marginalisées, et à fournir des propositions de politiques fondées sur des données probantes, et ce, pour s’assurer que les personnes les plus touchées par la pandémie jouent un rôle clé dans la reprise économique du Canada après la pandémie.
• La Mid Island Metis Nation Association a reçu 300 000 $ pour réaliser un projet de 29 mois visant à cerner les stratégies et les initiatives pilotes qui soutiennent l'interdépendance économique entre les communautés autochtones, racialisées et les nouvelles arrivantes et les nouveaux arrivants, créant ainsi un cadre pour une stratégie anti-pauvreté.
CONTEXTE
• En 2020, 6,3 % des hommes et 6,4 % des femmes vivaient sous le seuil de pauvreté. La pauvreté est plus répandue dans certains groupes que dans d'autres; des facteurs tels que l'âge, l'identité de genre, la composition de la famille, l'indigénéité, le statut d'immigration, le handicap, le racisme, l'homophobie et la transphobie jouent un rôle. Les personnes victimes d'inégalités socio-économiques courent également un plus grand risque de subir des violences sexistes :
o Les femmes sont moins susceptibles que les hommes de faire partie de la population active, ce qui peut contribuer à leur insécurité économique jusqu'à un âge avancé.
o Avec l'augmentation du coût de la vie pour le logement, l'énergie et la nourriture, la sécurité économique des femmes est encore plus touchée. En février 2022, la variation annuelle de l'inflation était de 5,7 % alors que les salaires des femmes n'ont augmenté que de 2,2 % en moyenne. Après une augmentation constante, l'inflation a diminué pour atteindre 7,6 % en juillet 2022, alors qu'elle avait atteint son plus haut niveau en 39 ans, soit 8,1 %, en juin 2022. L'écart est particulièrement prononcé dans plusieurs professions de soins clés à majorité féminine et dans les secteurs où les salaires sont bas, notamment les soins infirmiers, la garde d'enfants et les services sociaux et communautaires. Si l’on tient compte de l'inflation, à 5,5 % de 2019 à 2021, ces professions ont toutes connu des pertes de revenu réelles.
• Les enfants des familles monoparentales dirigées par une femme continuent d'être exposés à un risque de pauvreté beaucoup plus élevé. En 2020, le taux de pauvreté des familles monoparentales dirigées par une femme était de 15 %. L'identité du parent et la composition économique de la famille peuvent avoir un impact considérable sur le taux de pauvreté. Par exemple, les personnes handicapées vivant dans des familles monoparentales dirigées par une femme sont encore plus exposées au risque de pauvreté (30,2 %) .
• La stabilité du logement est intrinsèquement liée au revenu. Les femmes racialisées et autochtones sont plus susceptibles de connaître l'insécurité économique et la discrimination en matière de logement. Les jeunes femmes et les jeunes gens de sexe différent sont plus exposés au risque d'expulsion. Par exemple, 25 à 40 % de tous les jeunes sans-abris s'identifient comme appartenant aux communautés bispirituelles, lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes et autres personnes appartenant à divers groupes sexuels et de genre (2SLGBTQI+). Les femmes, et en particulier les mères célibataires, sont plus susceptibles d'être victimes de harcèlement et de discrimination (autre que celle fondée sur les loyers) lorsqu'elles cherchent un logement locatif .
Mesures visant à lutter contre le logement et l’itinérance
• Stratégie nationale sur le logement (SNL) : Lancée en 2017 et dirigé par la Société canadienne d'hypothèques et de logement, ce plan décennal de plus de 70 milliards de dollars donne la priorité aux personnes les plus vulnérables, notamment les sans-abri, les jeunes adultes, les groupes racialisés, les nouvelles arrivantes et nouveaux arrivants, les personnes handicapées, les femmes et les enfants qui fuient la violence, les Autochtones, les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de dépendance, les aînés et les anciennes combattantes et anciens combattants. Dans le cadre du SNH, au moins 25 % des investissements soutiendront des projets qui ciblent spécifiquement les besoins uniques des femmes et des filles. Le budget de 2021 a annoncé un montant supplémentaire de 315,4 millions de dollars par l'entremise de l’Allocation canadienne pour le logement, une composante de la SNL, afin d'aider les femmes et les enfants à faible revenu qui fuient la violence à payer leur loyer; ce montant sera versé par les provinces et les territoires.
o Initiative de logement rapide : Lancée en octobre 2020 (dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement). Le budget 2022 a annoncé 1,5 milliard de dollars sur deux ans, à partir de 2022-2023, pour créer au moins 6 000 nouveaux logements abordables.
• Fonds national de co-investissement pour le logement : Lancé en 2017 et dirigé par la Société canadienne d'hypothèques et de logement, ce fonds a soutenu la construction et la réparation de 108 000 logements pour les Canadiennes et Canadiens les plus vulnérables.
• Vers un chez-soi : La stratégie canadienne de lutte contre l’itinérance : Dirigé par Infrastructure Canada, ce programme communautaire fournit un financement direct aux communautés urbaines, autochtones, rurales et éloignées du Canada pour les aider à répondre aux besoins et aux priorités locales en matière d'itinérance par le biais d'un système de soutien à accès coordonné. Par le biais de Vers un chez-soi, le gouvernement fédéral s'est engagé à verser environ 3 milliards de dollars sur neuf ans pour lutter contre l'itinérance. Les communautés Vers un chez-soi ont la possibilité de donner la priorité à tout groupe démographique dans leur région, en fonction des besoins locaux liés à l'itinérance, y compris les personnes 2SLGBTQI+ et les femmes victimes de violence.
Initiatives dirigées par des jeunes
• La Stratégie emploi et compétences pour les jeunes (SECJ) est une initiative horizontale, dirigée par Emploi et Développement social Canada (EDSC) en collaboration avec 11 autres ministères et organismes fédéraux, qui vise à aider les jeunes (15-30 ans), en particulier ceux qui sont confrontés à des obstacles à l'emploi, notamment les jeunes autochtones, à acquérir les compétences, les soutiens et les possibilités d'emploi nécessaires pour faire la transition vers le marché du travail. La Société canadienne d'hypothèques et de logement, partenaire fédéral de la SECJ, met en œuvre l'Initiative de stages en habitation, en vertu de laquelle les entreprises et organismes autochtones reçoivent des fonds pour offrir à de jeunes autochtones l’occasion de faire des stages liés à l’habitation. Ils peuvent ainsi acquérir une expérience professionnelle et une formation en cours d'emploi dans des endroits généralement éloignés et dans les réserves.
Mesures visant à rendre les services de garde d’enfants et de soins abordables
• Le gouvernement investit dans des services de garde d'enfants abordables, notamment par les moyens suivants :
o L'apprentissage et la garde des jeunes enfants : Investissement de 30 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, et de 8,3 milliards de dollars en permanence pour permettre aux familles d'avoir accès à des services de garde d'enfants abordables et de qualité.
o Allocation canadienne pour enfants : Les investissements ont déjà permis de sortir des centaines de milliers d'enfants de la pauvreté et continueront d'augmenter pour suivre le coût de la vie.
Renseignements supplémentaires :
aucun