Recommandation 19 De La Commission Cohen Sur L’Aquaculture Dans La Région Des Îles Discovery

Au sujet de

Numéro de référence :
DFO-2020-QP-00015
Date fournie :
2020-12-03
Organisation :
Pêches et Océans Canada
Nom du ministre :
Jordan, Bernadette (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

Réponse suggérée :

• [Mon ministère a à cœur la conservation et la protection du saumon sauvage du Pacifique.
• C’est pourquoi nos processus stratégiques et décisionnels concernant les risques potentiels pour le saumon sauvage du Pacifique reposent largement sur des avis scientifiques solides, examinés par des pairs.
• Le Ministère a mené à bien neuf évaluations scientifiques des risques par les pairs pour déterminer l’incidence des interactions entre le saumon sauvage du Pacifique et les pathogènes découlant des salmonicultures. Un résumé des résultats se trouve sur le site web du MPO.
• Les évaluations révèlent que le transfert des pathogènes représente un risque faible pour l’abondance et la diversité du saumon rouge du fleuve Fraser en migration dans la région des îles Discovery.
• Au fur et à mesure que de nouvelles données sont disponibles, mon ministère demeure ouvert à l’examen et à l’intégration des données dans le cadre de son processus de gestion adaptative.]

Si on insiste, sur les consultations avec les Premières Nations
• Mon ministère a entrepris des consultations avec les sept Premières Nations de la région des îles Discovery pour connaître leur avis concernant le renouvellement des permis d’aquaculture dans leurs territoires traditionnels. Leurs commentaires orienteront les décisions au sujet du renouvellement des permis, qui doivent être prises en décembre 2020.

Si on insiste, sur le pou du poisson
• Le Ministère continue de mettre en place des mesures visant à ce que le pou du poisson dans les aquacultures n’ait qu’un effet minime sur le saumon sauvage.
• Mon ministère étudie le pou du poisson et ses interactions avec le saumon d’élevage et le saumon sauvage depuis de nombreuses années. De plus, le pou du poisson a fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques à l’échelle mondiale, et continue d’être étudié.
• Le Ministère a utilisé ce savoir pour formuler ses avis scientifiques, lesquels orientent les décisions de gestion à l’échelle ministérielle.
• L’approche du Ministère concernant la gestion du pou du poisson et la santé des poissons d’aquaculture est adaptative et revue au fur et à mesure que sont publiées de nouvelles données.

Contexte :

• Le 5 novembre 2009, le Canada a créé la Commission d’enquête sur le déclin des populations de saumon rouge du fleuve Fraser (la Commission Cohen), chargée d’enquêter sur le déclin de ces stocks et de formuler des recommandations.
• Le rapport final de la Commission Cohen, intitulé L’avenir incertain du saumon rouge du fleuve Fraser, a été publié en octobre 2012. On n’y fait mention d’aucun facteur unique entraînant la diminution des stocks de saumon rouge.
• Le rapport contient 75 recommandations, portant en majorité sur la gestion des pêches du saumon du Pacifique, les sciences halieutiques, la protection de l’habitat du saumon et la mise en œuvre de la Politique concernant le saumon sauvage.
• Treize des 75 recommandations visaient spécialement l’aquaculture.
• Pêches et Océans Canada (MPO), en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada et la province de la Colombie-Britannique, a pris des mesures pour donner suite à chacune de ces recommandations.
• En réponse à la recommandation 19 de la Commission Cohen, le MPO s’est penché sur l’estimation du risque global pour le saumon rouge du fleuve Fraser en raison des maladies qui touchent les fermes de saumon de l’Atlantique. Les évaluations scientifiques des risques visaient les fermes situées dans la région des îles Discovery.
• Les neuf évaluations scientifiques des risques par les pairs ont permis de conclure que le transfert de ces agents pathogènes représente, tout au plus, un risque minimal pour le saumon rouge du Fraser en migration dans la région. Un résumé des conclusions et un avis scientifique ont été affichés sur le site Web du MPO (https://www.dfo-mpo.gc.ca/cohen/iles-discovery-islands-fra.html).

Consultations avec les Premières Nations de la région des îles Discovery

• Après la publication de l’avis scientifique sur son site Web à la fin septembre 2020, le MPO consulte les sept Premières Nations de la région des îles Discovery concernant les prochaines étapes avant que toute décision au sujet du renouvellement des permis ne soit prise. Les permis actuels arriveront à échéance en décembre 2020.
• Le MPO consultera les Premières Nations Holmalco, Klahoose, K’ómoks, Kwiakah, Tla'amin, We Wai Kai et Wei Wai Kum.
• Les renseignements échangés orienteront la décision du gouvernement quant au renouvellement, ou non, des permis d’aquaculture dans la région, avant la date butoir (18 décembre 2020).

Les poux du poisson
• Les poux du poisson sont des parasites naturels qui vivent dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique depuis des milliers d’années. Les poissons d’élevage sont exempts de poux du poisson lorsqu’ils pénètrent dans l’océan, mais peuvent en attraper dans le milieu marin.
• Le Ministère doit prendre des mesures de gestion, de traitement et d’atténuation du pou du poisson dans les fermes lorsque les niveaux de poux sont élevés. Ces mesures se sont avérées très efficaces. La plupart des années, plus de 90 % des sites sont en dessous des seuils réglementaires pour le pou du poisson pendant la période de migration (du 1er mars au 30 juin).
• Les scientifiques du MPO travaillent assidûment afin d’accroître leur compréhension et leurs connaissances au sujet du pou du poisson, sa relation avec le milieu marin et les poissons, ainsi que les traitements et les méthodes utilisées pour réduire son abondance près des espèces sauvages et d’élevage.
• La vaste documentation sur les poux du poisson est en constante évolution. L’approche de gestion globale des poux et de la santé des poissons dans les fermes d’élevage adoptée par le Ministère est adaptative, et elle est révisée à mesure que de nouvelles données probantes sont acquises. Les preuves de dommages aux populations causés par les fermes de saumon entraîneraient la révision immédiate et, éventuellement, la suspension des permis d’aquaculture, et ce, dans le but d’assurer la conservation des stocks de saumon sauvage.

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